Articles Tagués ‘Arts visuels’

Texte : Catherine Gignac

Spectaculaires, colorées, fantasmagoriques, elles frappent l’imagination. Dans les années 1880 à 1930, elles sont placardées sur les murs de toutes les grandes villes.

Les affiches publicitaires de l’âge d’or de la magie ensorcellent le regard par leurs couleurs, leur beauté, leur folie. Une attirance toute naturelle que l’être humain entretient depuis toujours envers le mystère et l’inconnu. Inspirées des arts du théâtre et du cirque, ces annonces mettent en scène Houdini, Thurston, Carter et d’autres grands magiciens. Cent ans plus tard, elles continuent de captiver l’œil moderne et sont désormais considérées comme des œuvres d’art.

Le Musée McCord vous invite à découvrir ces affiches issues de l’âge d’or de la magie à travers son exposition Illusions – L’Art de la magie, présentée jusqu’au 7 janvier 2018. Ces publicités géantes proviennent de la collection Allan Slaight, l’une des plus vastes au monde sur le thème de la magie. Une centaine d’œuvres sont exposées, dont des affiches, des documents, des livres rares et certains objets ayant appartenu à des magiciens de renom. Les véritables menottes utilisées par Houdini lors de ses spectacles pourront d’ailleurs être contemplées par le public.

Dans cette immersion au cœur de la magie, le visiteur est invité à déambuler à travers cinq pièces. Chacune d’entre elles présente un type d’illusion différent : apparition et disparition, décapitation, lévitation, évasion et mentalisme. À travers chacun de ces types d’illusion, les thèmes du spiritualisme, de l’orientalisme et de la transmission du savoir sont explorés.

On s’interroge également sur le rôle de la femme dans le monde de la magie. Plus souvent qu’autrement, elle sert d’assistante au magicien; c’est elle que l’on décapite, que l’on scie en deux. On lui attribue toutefois des pouvoirs divinatoires, et certaines magiciennes parviennent à se démarquer dans l’univers du mentalisme.

Assemblage de miroirs, château de cartes géant, ambiance sonore mystérieuse, extraits cinématographiques : tout y est pour créer une atmosphère sensorielle des plus captivantes. Au début du parcours, la technique d’apparition et de disparition, aussi connue sous le nom de « fantôme de Pepper », est dévoilée d’emblée. Ne serait-ce que pour enfin comprendre ce tour utilisé par tant de grands magiciens, une visite au Musée McCord s’impose.

L’exposition Illusions – L’Art de la magie est présentée au Musée McCord de Montréal du 26 mai 2017 au 7 janvier 2018 et s’adresse à tous les groupes d’âge. À compter de l’automne, des ateliers, des conférences et des activités éducatives seront organisés.

Pour toutes les informations sur l’exposition : www.musee-mccord.qc.ca/fr/expositions/magie

CRITIQUE DE LA PIÈCE LES LAISSÉS POUR CONTES, D’UN COLLECTIF D’AUTEURS, MISE EN SCÈNE PAR VALÉRIE LE MAIRE

Texte : Karine Tessier

Des histoires qui auraient pu nous arriver, à vous comme à moi. Des gens ordinaires, qui deviennent chacun à leur façon des héros extraordinaires. Des personnages qui prennent leur courage à deux mains pour s’affirmer, exiger le respect, confier leurs regrets, défricher des terrains jusqu’ici inexplorés au fond d’eux-mêmes, dénoncer des événements tragiques.

Le courage, c’est le thème de la cinquième édition des Laissés pour contes, une pièce présentée du 16 au 27 mai 2017 aux Ateliers Jean-Brillant, dans le quartier Saint-Henri, à Montréal. Suite à un appel de textes, sept contes urbains ont été sélectionnés et sont joués devant public dans un spectacle déambulatoire. La mise en scène de Valérie Le Maire privilégie la proximité entre l’assistance et les acteurs. Le public, séparé en petits groupes, visite les « ruelles des contes », dans lesquelles se retrouvent sept univers multisensoriels. Le sculpteur Jean Brillant signe la scénographie de l’œuvre, élaborée à partir de sa collection de sculptures, faites de matériaux naturels et industriels.

Le comédien David Bélanger, dans le conte « Madeleine », de Marianne Moisan. Photo : Thomas L. Archambault.

Dans Madeleine, de Marianne Moisan, un jeune homme (David Bélanger), nous raconte l’histoire de Madeleine, une cliente régulière au dépanneur où il bosse. Une femme qui rêvait de faire fortune. Entre une bouchée de croustilles et une rasade de boisson gazeuse, le jeune spécule sur ce qui a bien pu arriver à Madeleine, qui s’est mystérieusement mise à changer. Aurait-elle finalement remporté le gros lot? Un conte sur la foi, mais également la peur du changement, qui nous fait prendre conscience que c’est souvent le fait même de rêver qui nous rend heureux, et non la réalisation de nos souhaits les plus fous.

La comédienne Tania Kontoyanni dans le conte « Bleu Néon », de Pierre-Marc Drouin. Photo : Thomas L. Archambault.

La création de Pierre-Marc Drouin, Bleu néon, met en vedette Tania Kontoyanni (magnifique, avec une performance toute en subtilité). Ce soir, Laurence a un rancard avec un homme qui lui plaît beaucoup. Mais elle hésite. Avant de sortir, elle nous raconte la soirée de son anniversaire, il y a trois ans, alors qu’elle attendait une amie en sirotant un cocktail dans un bar miteux. Et sa rencontre, fulgurante, avec un bel et sombre inconnu. Si la soirée a d’abord pris des airs de flirt sensuel, elle s’est terminée dans l’horreur. Laurence a été violée. Une expérience traumatisante et humiliante qui l’a brisée. Un conte bien d’actualité, alors que les initiatives pour dénoncer la culture du viol et expliquer le consentement sexuel se multiplient au Québec, mais aussi à l’étranger.

La comédienne Carmen Sylvestre, dans le conte « Un temps avant la nuit », de Pierre Chamberland. Photo : Thomas L. Archambault.

Un de nos coups de cœur de la soirée : la merveilleuse Carmen Sylvestre, dans Un temps avant la nuit, de Pierre Chamberland. Dans le rôle de Marguerite, une vieille dame « parkée » dans un CHSLD par un de ses fils, la comédienne est infiniment touchante. Assise dans un fauteuil roulant suspendu à de lourdes chaînes, la femme révèle des parcelles de sa vie : son mariage avec son beau Marcel, la naissance de ses deux enfants, ses vacances au bord de l’eau. Des souvenirs doux qui contrastent avec les conditions navrantes dans lesquelles elle survit. Une prise de conscience implacable sur la perte de la dignité des aînés, dans une société où règnent en maîtres la performance et la productivité.

La comédienne Andréanne Théberge, dans le conte « Lucie-aux-phobies », de Marie-Ève Charbonneau. Photo : Thomas L. Archambault.

Lucie travaille dans un bureau. Elle a peur des autres. Quand sa psychologue lui suggère de sortir de sa zone de confort, la jeune femme se dit que le party de bureau de la période des Fêtes est l’occasion idéale pour commencer à déployer ses ailes. La soirée ne se déroulera pas tout à fait comme prévu. Après un dur réveil dans les toilettes de l’entreprise, la mine déconfite et la tête dans le brouillard, Lucie reprendra le contrôle de sa vie. Dans Lucie-aux-phobies, de Marie-Ève Charbonneau, la charmante Andréanne Théberge incarne une fille parfaite dans son imperfection, et surtout hyper attachante. Entourée d’une cinquantaine de classeurs métalliques rouillés, éclairés de l’intérieur, Lucie raconte ses petits et grands malheurs, mais non sans une bonne dose d’humour.

Le comédien Maxim Gaudette dans le conte « Christine », de Jean B. Couvrette. Photo : Thomas L. Archambault.

Dans une petite pièce remplie de casiers, qui évoque un vestiaire sportif, arrive un jeune homme (Maxim Gaudette), qui s’excuse de son retard. C’est qu’il a rencontré Christine, son amour de jeunesse, celle qui faisait battre son cœur quand il avait six ans. Puis, d’autres souvenirs déboulent. Les moments passés avec ses camarades de hockey à l’aréna. Ou dans la voiture, avec l’entraîneur. Tout jeune, il sentait bien que quelque chose ne tournait pas rond dans la vie de son ami. Les années ont passé, et il a compris. En dévoilant des secrets enfouis depuis trop longtemps, le personnage de Christine, de Jean B. Couvrette, se confie sur sa culpabilité, ses regrets de n’avoir pas fait davantage pour sauver son coéquipier des griffes de son agresseur. Un texte qui sert à merveille Maxim Gaudette, un acteur intense qu’on ne se lasse pas de voir au petit écran, au cinéma ou sur les planches.

La comédienne Véronique Pascal dans le conte « Mémoires », de Marie-Pascale Picard. Photo : Thomas L. Archambault.

Mémoires, de Marie-Pascale Picard, est un cri du cœur pour que la société accorde la dignité et le respect auxquels ont droit les membres des Premières Nations, dont plusieurs subissent, encore aujourd’hui, les conséquences des horreurs vécues dans les pensionnats autochtones. Une jeune métisse raconte la disparition de sa mère et les tentatives de sa grand-mère pour la retrouver dans les rues de la métropole. La comédienne Véronique Pascal livre son texte, cru et nécessaire, appuyée à La Fleur de macadam, une sculpture imposante, taillée dans l’acier et la pierre. Une création qui fait écho à la force de ces femmes, à leur résilience à toute épreuve.

La comédienne Ève Pressault dans le conte « Un pick-up pour quekpart », de Maryse Latendresse. Photo : Thomas L. Archambault.

Pour clore le spectacle, un conte plus léger, bien qu’il aborde la question du deuil d’un parent. Un pick-up pour quekpart, de Maryse Latendresse, c’est l’histoire d’un adolescent et de ses deux petites sœurs, qui, un soir, empruntent en secret le camion de leur beau-père pour se rendre à Montréal. Un road trip nocturne pour voir les feux d’artifice, sorte de signe que leur père disparu est toujours là, avec eux. Un joli texte interprété par la comédienne Ève Pressault.

Vous n’avez pu assister à l’une des représentations des Laissés pour contes cette année? Vous pouvez toujours faire la lecture des sept histoires en vous procurant le recueil sur le site de Coïncidences Productions.

www.coincidencesproductions.com/leslaissespourcontes.com

 

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Texte : Karine Tessier

« Flower 5 », de la série Specimen, de Zachari Logan (2016).

Du 21 au 23 avril, l’Arsenal, Art contemporain, à Montréal, sera pris d’assaut par les amateurs d’art, collectionneurs, professionnels et les curieux dans le cadre de la 10e édition de Papier, la plus grande foire d’art contemporain au Québec. L’occasion idéale de découvrir le travail de 300 artistes, représentés par 39 galeries canadiennes, de débuter ou d’enrichir sa collection personnelle, et d’assister à des visites guidées et tables rondes.

À l’approche de cet événement festif, Fragments Urbains a posé quelques questions à trois galeristes de la métropole, pour en apprendre plus sur leur métier et avoir un avant-goût de ce qu’ils présenteront au public lors de Papier 17.

« Fusillade d’ivoire », de Laurence Vallières (2016).

Galerie Station 16

Entrevue avec Amanda Brownridge, directrice des communications et historienne d’art.

Depuis quand Galerie Station 16 participe-t-elle à la foire Papier?

Normalement, pour participer à des foires, une galerie doit exister depuis quelques années. Nous sommes présents à l’événement depuis deux ans, maintenant.

L’impact de Papier est-il facilement perceptible sur les affaires de votre galerie?

La foire permet de rejoindre un public différent de celui qu’on attire généralement. Elle nous permet d’exposer et d’être vus par des collectionneurs autant montréalais que du reste du Canada.

Pour beaucoup de visiteurs, c’est la première fois qu’ils entendent parler de notre travail. Certaines personnes sont étonnées de nous voir dans un tel événement. C’est un choc pour elles, mais un bon choc! D’ailleurs, l’an dernier, beaucoup de gens sont partis directement de Papier 16, dans le Vieux-Port, pour se rendre voir nos œuvres à la galerie, sur le boulevard Saint-Laurent.

Qu’allez-vous proposer aux amateurs d’art et aux curieux pour l’édition 2017?

Sera présenté le travail d’Alan Ganev (qui expose également à la galerie jusqu’au 6 mai 2017), de Jef Aérosol, de Laurence Vallières, de Mr. Brainwash, de Stikki Peaches et de Whatisadam.

Quelle place occupent les médias sociaux pour une galerie d’art contemporain en 2017?

Puisque nous sommes spécialisés en street art, nous sommes très actifs sur Instagram. Je suis toujours fascinée par le nombre de clients qu’on peut y trouver. Je dirais même qu’on entre dans une époque de post-street art, puisqu’il n’est même plus nécessaire de se déplacer pour admirer des œuvres! On peut le faire entièrement en surfant sur Internet!

Beaucoup de nos ventes se font aux États-Unis et en Europe, par le biais du Web. Nous utilisons même Facebook Live pour que nos fans à l’étranger puissent assister, à distance, à nos vernissages.

Galerie Station 16, fondée en 2008, est une galerie d’art urbain, présentant des œuvres influencées par la culture pop, le graffiti et le street art.

www.station16gallery.com

« Sans titre », de la série Hors-piste, de Normand Rajotte (2015).

Galerie Trois Points

Entrevue avec Marie-Christine Dubé, directrice adjointe.

Depuis quand la Galerie Trois Points participe-t-elle à la foire Papier?

Depuis la toute première édition. En 2007, le marché local a vécu un gros questionnement. On s’est demandé comment aller chercher de la visibilité et une nouvelle clientèle. Pour l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC), qui organise Papier, c’était un passage obligé pour Montréal et le milieu des arts visuels d’avoir leur propre foire d’art contemporain. Les grands pôles tiennent toujours ce genre d’événement incontournable.

L’impact de Papier est-il facilement perceptible sur les affaires de votre galerie?

Pour la Galerie Trois Points, la meilleure année a été 2016, en termes de chiffre de ventes. Près de 50 % des gens qui ont acquis de nos œuvres à la foire étaient de nouveaux clients.

Évidemment, c’est une foire commerciale. Les galeries y sont présentes pour vendre. Mais les transactions sont effectuées de façon plus décontractée, plus accessible. On peut y rejoindre un plus vaste auditoire, discuter avec les visiteurs. Souvent, les artistes y sont aussi présents.

Tout ça permet de briser cette espèce de facteur intimidant, qui peut empêcher certaines personnes de pousser les portes des galeries le reste de l’année. C’est une préoccupation de plus en plus pour les galeries, plus que les œuvres elles-mêmes et leur prix.

Qu’allez-vous proposer aux amateurs d’art et aux curieux pour l’édition 2017?

Les artistes que nous avons sélectionnés cette année sont Elmyna Bouchard, Sylvain Bouthillette, Evergon, Milutin Gubash, Anne-Renée Hotte, Mathieu Lévesque, Natalie Reis et Mario Côté.

Aussi, à chaque édition de Papier, nous essayons d’avoir un invité. Pour nous, c’est important. Une foire, c’est le prétexte idéal pour tester différents marchés. Cette année, il s’agit d’Olivia McGilchrist. D’ailleurs, dès le 6 juin, à la Galerie Trois Points, nous proposerons une exposition duo de Mario Côté et Olivier McGilchrist, à qui nous avons donné carte blanche.

Le comportement des acheteurs lors d’une foire est-il différent de celui de ceux qui visitent une galerie?

Complètement! Souvent, les visiteurs d’une foire ont prévu faire un achat. Ils se font un budget au préalable.

Le modèle des galeries est appelé à évoluer depuis une dizaine d’années. On repense les façons de faire les choses, de rejoindre les gens. On est de plus en plus dans l’instantanéité, les médias sociaux. À Papier 16, l’année dernière, nous avons même finalisé quelques transactions par messages textes!

Galerie Trois Points a été fondée en 1988 par trois amoureux des arts… d’où les « trois points ».

galerietroispoints.com

« For Whom You Build », de Mitch Mitchell, (2014 – en cours).

Galerie Robert Poulin

Entrevue avec Robert Poulin, propriétaire et sculpteur de formation.

Depuis quand votre galerie participe-t-elle à la foire Papier?

Nous y sommes depuis 2010. Pour moi, l’événement est essentiel! Il apporte à ma galerie de la visibilité et une nouvelle clientèle. Les gens se rendent de moins en moins dans les galeries. Si on ajoute le prix des loyers, les taxes, les problèmes de circulation, ça devient de plus en plus difficile.

Papier 16, l’an dernier, a été un succès pour nous en termes de ventes. Et le nombre de transactions est croissant d’année en année.

Qu’allez-vous proposer aux amateurs d’art et aux curieux pour l’édition 2017?

Je défends les œuvres que j’aime ou que j’achète personnellement. Les discours, les C.V., je n’y crois absolument pas! Ce qui m’intéresse, c’est le travail de la main.

Le public de Papier 17 pourra découvrir le travail de Daniel Erban, Adrian Williams, Balint Zsako, Marc Leduc, Osvaldo Ramirez-Castillo, Shaun Morin, Nathan Alexis Brown et Henriette Valium.

Galerie Robert Poulin est un espace dédié aux œuvres qui montrent une filiation avec l’art brut, underground, la bande dessinée et l’univers Lowbrow.

galerierobertpoulin.com

« The Goose Wife and Her Children », de Ningeokuluk Teevee (2015).

Papier 17, du 21 au 23 avril 2017 à l’Arsenal, Art contemporain, à Montréal.

Pour toutes les informations : papiermontreal.com

Pour en apprendre plus sur la foire Papier 17, ainsi que sa programmation, c’est ici.

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Texte : Karine Tessier

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

L’an dernier, 17 000 visiteurs avaient envahi le Hangar 16, dans le Vieux-Port de Montréal, pour visiter la plus importante foire d’art contemporain au Québec, Papier 16. L’événement d’envergure avait alors généré des ventes dépassant le million de dollars.

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Ce printemps, du 21 au 23 avril, les amateurs d’art, collectionneurs, professionnels et les curieux se donnent rendez-vous à l’Arsenal, Art contemporain, dans le quartier Griffintown, un ancien chantier naval fondé en 1853, pour découvrir le travail de 300 artistes, représentés par 39 galeries canadiennes.

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Papier 17, la 10e édition de cette fête dédiée au médium du papier, ouvre non seulement ses portes gratuitement à tous les intéressés, mais on peut également s’y porter acquéreur d’œuvres à des prix plus accessibles que ce qu’on peut généralement voir à l’intérieur des murs des galeries.

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Bien plus qu’un lieu d’exposition et de vente, la foire se veut un lieu d’échange et d’éducation. Des visites guidées y sont offertes tous les jours. À ne pas manquer, les tables rondes, qui seront pour la première fois enregistrées et rediffusées sur les plateformes Web de Papier 17. Les présentations vous aideront à démystifier l’art thérapie, comprendre les enjeux du marché de l’art au Canada, vous feront réfléchir sur l’art numérique et la performance dans les musées, en plus de vous présenter le métier de galeriste.

Papier 17, du 21 au 23 avril 2017 à l’Arsenal, Art contemporain, à Montréal.

Pour toutes les informations : papiermontreal.com

Pour lire nos entrevues avec trois galeristes présents à Papier 17, soit Galerie Station 16, Galerie Trois Points et Galerie Robert Poulin, c’est ici.

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

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Texte : Karine Tessier

Pour sa neuvième édition, le festival Art souterrain propose aux Montréalais de déambuler dans les sous-sols de la ville autrement. Et si, pendant un mois, on s’attardait dans les couloirs de la métropole, plutôt que de simplement reproduire le cycle métro-boulot-dodo?

Inflatabowl, installation de Laurent Perbos.

C’est ce qu’offre cet événement à grand déploiement, du 4 au 26 mars, dans plus de 15 lieux. Sur ce parcours de six kilomètres, vous pourrez admirer les œuvres de plus de 60 artistes d’ici et d’ailleurs, en plus de participer à des visites guidées, des performances et des conférences.

Diaspora, photos d’Omar Victor Diop.

Le thème de cette année : Jeu et diversion. Depuis toujours, l’humain éprouve le besoin de se détendre, de se divertir. Mais où trace-t-on la ligne entre les activités qui le libèrent et celles qui l’aliènent? Mais, surtout, l’homme et la femme sont-ils maîtres de leur destin?

Ballon LV, installation de Chloé Lefebvre.

À chaque époque, à chaque culture ses propres moyens de combler ce besoin d’évasion. De nos jours, les propositions pullulent : fêtes, jeux vidéo, spectacles, séries télé, sports, Internet… Nous voilà amusés, relaxés. Mais vivrons-nous jamais dans cette société des loisirs que prédisaient les futurologues des années 1960?

Peinture canadienne, installation de Marc-Antoine K. Phaneuf.

Pour alimenter notre réflexion, tout autant qu’insuffler une bonne dose de beauté dans cette fin d’hiver glaciale, des dizaines de photos, de vidéos, de sculptures, d’installations, d’œuvres numériques et de performances, réparties dans les souterrains de Montréal.

Jersey Girls, sculpture de Bevan Ramsay.

Pour en apprendre plus sur les artistes de cette neuvième édition du festival, un audioguide est disponible gratuitement dans plusieurs édifices participants, de même qu’aux bornes du parcours et sur le site Web de l’événement. Maintenant, la question qui s’impose : par où commencer?

Trop c’est comme pas assez, sculpture de Matthieu Sabourin.

Pour toutes les informations : www.artsouterrain.com

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Texte : Véronique Bonacorsi

Ce mois de mars, le Musée de la mode propose aux amateurs d’esthétisme et de bon goût Les Mercredis bleus, un événement interactif sympathique, format 5 à 7, nous plongeant dans l’univers de la couleur bleue.

Ciel, marine, cyan, saphir… Les déclinaisons de cette teinte nous entourent partout où se pose notre regard. Le bleu attire et ne cesse d’inspirer les grands créateurs comme les humbles artisans, chacun cherchant à manier les éléments, naturels comme synthétiques, pour en recréer la splendeur.

Photo : Véronique Bonacorsi.

L’actuelle exposition du Musée de la mode, intitulée Fréquence bleue, se présente comme un parcours multimédia de cette couleur spécifique. Après un bref goûter avec thé et biscuits, les participants sont invités à découvrir les origines, l’importance historique et, surtout, diverses manifestations vestimentaires de ce champ chromatique. Des robes de haute couture au simple jeans, il est indéniable que l’humain aime s’habiller en bleu.

Photo : Véronique Bonacorsi.

La deuxième heure de l’événement Mercredis bleus est consacrée à la présentation – informelle et parfaitement relaxe – de trois exposants du vaste domaine des arts qui partagent leur processus de création. Lors de la soirée du 8 mars, Journée internationale des femmes, trois femmes nous ont introduits à leurs réalisations.

Amaris Chow-Santos est étudiante du Centre design et impression textile de Montréal. Elle travaille le textile, mais aussi le papier, et maîtrise les longs processus de teinture visant à fabriquer une couleur précise. Une Québécoise née de parents panaméens, c’est plutôt le Japon qui lui sert de véritable source d’idées, surtout en ce qui a trait à la richesse du bleu.

Importante collaboratrice à Fréquence bleue, la collectionneuse Louise Comeau opère depuis beaucoup moins d’années que les innombrables trouvailles qui remplissent chaque recoin de son appartement. Avec beaucoup d’humour, et peut-être un peu de gêne, la femme avoue que sa véritable passion, c’est de fouiller et de trouver des pièces, vêtements comme accessoires, de différentes époques. Certains morceaux de sa collection ont même été sélectionnés pour des tournages de films, tels que Les Amours imaginaires et Brooklyn.

La joaillière Caroline Rivière a reçu son diplôme de l’École de joaillerie de Montréal en 2015. Sa passion pour le monde sous-marin la pousse à quitter l’exotique Nouvelle-Calédonie pour venir étudier la biologie marine au Québec. Un changement de carrière s’est imposé, mais l’inspiration reste la même : elle est parvenue à créer des pièces uniques s’inspirant des paysages de son enfance, dont un collier ayant la forme de son île natale, représentant des centaines d’heures de travail.

L’incursion chromatique des Mercredis bleus se poursuit, pour une dernière soirée, le 29 mars. Quant à elle, l’exposition Fréquence bleue se termine le 9 avril prochain.

Pour plus d’informations : museedelamode.ca

Fondé en 1979 à Saint-Lambert, le Musée de la mode a ouvert ses portes dans le Vieux-Montréal, au Marché Bonsecours, en 2013.

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Texte : Audrwey A.

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Du mannequinat au cinéma, en passant par la case météo dans l’émission Le Grand Journal de Canal +, Charlotte Le Bon a su laisser son « empreinte » sur le petit et le grand écran en côtoyant de grands personnages. Elle a eu notamment l’occasion de « travailler » au côté d’Astérix devant la caméra de Laurent Tirard, se faire habiller par le Yves Saint Laurent de Jalil Lespert et prêter sa voix à Joie dans Vice-Versa.

Depuis le mois de septembre et jusqu’au 10 novembre prochain, c’est dans le troisième arrondissement parisien qu’on la retrouve à la Galerie Cinéma, pour sa première exposition intitulée One Bedroom Hotel on the Moon.

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À travers ses créations pleines d’humour, elle invite le public à venir découvrir son univers éclectique et poétique, où ses illustrations prennent vie sous les traits d’H.H. l’homme à la tête de cœur, de petites crottes devant lesquelles on ne peut s’empêcher de sourire, de peaux de banane, d’un monstre poilu et de petits mots « pour dire simplement de grandes choses ».

Après Charlotte Le Bon actrice et Charlotte Le Bon illustratrice, le public peut également faire connaissance, dans la salle de projection de la galerie, avec Charlotte Le Bon réalisatrice grâce à la bande-annonce de son court métrage Modern Monster tourné durant l’été 2015.

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L’exposition One Bedroom Hotel on the Moon de Charlotte Le Bon est présentée jusqu’au 10 novembre 2016 à la Galerie Cinéma.

Site Web officiel de la galerie : galerie-cinema.com

Site Web officiel de Charlotte Le Bon : www.lebonlebon.com