Articles Tagués ‘Gilles Vigneault’

Texte : Karine Tessier

Après un long, très long hiver, pourquoi ne pas célébrer l’arrivée des beaux jours à l’un des plus grands festivals d’érable gratuits de la province? Du 22 au 25 mars 2018, plus de 80 000 personnes sont attendues à la huitième édition de la Cabane Panache et Bois rond, sur la Promenade Wellington, à Verdun. Une tonne d’activités et de spectacles gratuits, du shopping, des cocktails et des bouchées à petit prix… De quoi vous tenir bien au chaud et occupés pendant ce premier week-end printanier! Suivez le guide!

Premier arrêt, évidemment, la bouffe! Une quinzaine de restaurateurs de l’arrondissement revisiteront les plats traditionnels de la cabane à sucre. Une cinquantaine de bouchées vous raviront les papilles, pour aussi peu que 2 ou 4 $. Une belle façon de découvrir des endroits comme le Blackstrap BBQ, la Boulangerie rustique Sweet Lee’s, le Restaurant Les Street Monkeys ou Les Îles en ville.

Pour faire descendre le tout, les bars du quartier vous serviront des cocktails préparés spécialement pour l’événement, vendus entre 2 et 6 $. On a hâte de tremper nos lèvres dans les recettes du Balconville, de la Taverne irlandaise Le Trèfle, du Bar Palco et du Bal Maltéhops. Aussi, vous pourrez déguster gratuitement les whiskys canadiens Crown Royal sur place.

Avant d’aller applaudir les musiciens en prestation au festival, faites vos emplettes au Magasin général, où vous attendront les créations de 18 artisans d’ici, des desserts aux tricots, en passant par des savons, des thés, des boissons alcoolisées et des jouets en bois.

Photo : Caroline Perron.

Sur les scènes de Cabane Panache et Bois rond, de la musique traditionnelle, bien entendu, mais aussi des rythmes folk, rock, hip-hop. À ne pas rater, le spectacle en formule homme-orchestre de Fred Fortin, qui reprendra des chansons de chacun de ses albums en version minimaliste.

Un coup de foudre assuré pour l’auteure-compositrice-interprète Sara Dufour, qui raconte ses drôles d’histoires sur des mélodies bluegrass irrésistibles.

Et les amateurs de hip-hop seront comblés par les beats vitaminés de Rednext Level et le rap engagé du toujours solide KNLO.

Pour compléter la programmation de cette fin de semaine des sucres endiablée, une multitude d’activités gratuites vous seront offertes. Vous pourrez écouter des contes et légendes, voir le documentaire Le Goût d’un pays de Francis Legault, mettant en vedette Fred Pellerin et Gilles Vigneault, vous essayer à la sculpture sur bois et au lancer de la hache, et faire connaissance avec des alpagas, des canards et des ânes miniatures.

Le printemps dans la métropole est lancé dans 3, 2, 1…

Pour toutes les informations sur Cabane Panache et Bois rond : www.promenadewellington.com/fr/evenement/cabane-a-sucre-montreal

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Texte : Karine Tessier

Expo_Musique_McCord_Affiche

Des chansons d’amour, de contestation, de célébration, d’affirmation. Des mélodies folk, hip-hop, rock, disco, yéyé, d’ici ou d’ailleurs. Et, à travers ces mots et ces notes, l’histoire de la Belle Province, des années 1960 à aujourd’hui. C’est ce que nous propose le Musée McCord avec son exposition Musique – Le Québec de Charlebois à Arcade Fire, présentée jusqu’au 13 octobre 2014. L’occasion toute indiquée pour replonger dans ses souvenirs ou découvrir les rythmes qui ont enchanté les générations qui nous ont précédés. Voici, en 5 mots clés, le compte rendu de notre visite.

Audioguide. Un must! Tout en admirant pochettes de disque et instruments, vous pourrez écouter une centaine de pièces sous forme d’extraits ou en version intégrale. Vous n’êtes toujours pas rassasié à votre sortie? Procurez-vous la compilation exclusive au musée, en vente à la boutique.

Photo : Marylin Aitken, Musée McCord

Photo : Marylin Aitken, Musée McCord.

Robe signée Rudi Gernreich, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Légèreté. À l’entrée de l’exposition, on est accueilli par les couleurs vives et les tubes pétillants de l’époque yéyé. Décennie de folie et de démesure, les années 1960 verront également la naissance du star system. Et si les minijupes des groupies raccourcissent à vue d’œil, les lecteurs de musique, eux, deviennent portatifs. Un premier pas vers le baladeur et le lecteur MP3.

Tourne-disque portatif, vers 1970. Photo : Musée McCord.

Tourne-disque portatif, vers 1970. Photo : Musée McCord.

Engagement. De la Révolution tranquille au Printemps érable, nombreux ont été les musiciens d’ici à entonner des chants engagés. Ils le font pour revendiquer de meilleures conditions de vie, contester des décisions politiques ou partager une quête identitaire. Comme l’a affirmé Robert Charlebois, lors de sa visite au Musée McCord en juillet dernier, « si l’on veut en savoir plus sur l’histoire d’un peuple ou d’une nation, on en apprend plus à travers les chansons que par tous les discours politiques mis bout à bout. »

Manuscrit Les Géants, de Loco Locass, 2003. Photo : Musée McCord.

Manuscrit Les Géants, de Loco Locass, 2003. Photo : Musée McCord.

Manuscrit. Parmi les 200 objets que contiennent les salles de l’exposition, quelques pages très spéciales. Sur le papier, sont couchés les mots de l’émouvante « Gens du pays », écrite par Gilles Vigneault quelques semaines à peine avant la Fête nationale de 1975. Un des coups de cœur des deux porte-parole de l’événement, Sébastien Desrosiers et Mouffe.

Guitare de Richard Séguin, vers 1980. Photo : Musée McCord.

Guitare de Richard Séguin, vers 1980. Photo : Musée McCord.

Photo : Marylin Aitken, Musée McCord.

Photo : Marylin Aitken, Musée McCord.

Créativité. L’imagination débordante des artistes québécois s’exprime tout autant dans leurs tenues de scène et la conception de leurs spectacles. Les fashionistas d’hier et d’aujourd’hui frissonnent devant les créations sculpturales de Michel Robidas pour la diva Diane Dufresne et les vêtements griffés portés par Céline Dion partout sur le globe.

Costume de scène de Rufus Wainwright, signé ZALDY, 2010. Photo : Musée McCord.

Costume de scène de Rufus Wainwright, signé ZALDY, 2010. Photo : Musée McCord.

Robe de Céline Dion, signée Versace, vers 2008. Styliste : Annie Horth. Photo : Musée McCord.

Robe de Céline Dion, signée Versace, vers 2008. Styliste : Annie Horth. Photo : Musée McCord.

Et la mise en scène des spectacles en met plein la vue aux fans venus applaudir leurs idoles. Certaines performances sont restées gravées dans les mémoires. On pense à L’Osstidcho en 1968, qui mettait notamment en vedette Mouffe. À 1 fois 5 qui, lors de la Fête nationale de 1976, a réuni sur les plaines d’Abraham, puis sur le mont Royal les Charlebois, Vigneault, Léveillée, Deschamps et Ferland. Et, plus récemment, au duo enflammé composé des légendes Oscar Peterson et Oliver Jones au Festival international de jazz de Montréal en 2004.

Lunettes de Dédé Fortin, vers 1995. Photo : Musée McCord.

Lunettes de Dédé Fortin, vers 1995. Photo : Musée McCord.

Ils ont dit…

« Le passé n’a pas été oublié. Mais l’histoire est formatée. On doit prendre du recul, digérer les manifestations culturelles des 20 ou 30 dernières années, poser un nouveau regard sur les œuvres. Et revaloriser notre patrimoine. »

-Sébastien Desrosiers, historien de l’art et animateur à CIBL, membre du comité consultatif et coporte-parole de l’exposition.

« Nous avons un devoir de transmission face aux jeunes. Quand j’ai commencé dans le métier, personne ne m’a dit quoi faire. Aujourd’hui, j’aide les jeunes artistes, pour qu’ils puissent en quelque sorte gagner du temps. Être une marraine, c’est ma vocation. »

-Mouffe, comédienne, chanteuse, auteure et metteure en scène, membre du comité consultatif et coporte-parole de l’exposition.

Site Web officiel du Musée McCord : http://www.mccord-museum.qc.ca/