Archives de la catégorie ‘Histoire et patrimoine’

ENTREVUE AVEC DAVE JENNISS, AUTEUR ET METTEUR EN SCÈNE

Texte : Karine Tessier

Dans sa toute dernière pièce, Nmihtaqs Sqotewamqol / La Cendre de ses os, l’auteur, metteur en scène et comédien Dave Jenniss explore à nouveau des thèmes qui lui sont chers, tels le territoire, l’identité et l’héritage. Cette fois, c’est en racontant l’histoire des deux frères Kaktanish, qui réagissent de manière bien différente au décès de leur père, survenu trois ans plus tôt. On s’est entretenu avec l’artiste, qui est également directeur artistique des Productions Ondinnok, première compagnie de théâtre francophone autochtone au Canada, pour en apprendre davantage sur ses méthodes de travail, les projets qu’il aimerait réaliser, ainsi que de ses coups de cœur artistiques autochtones.

Photo : Myriam Baril Tessier.

Dans vos écrits, le thème de la transmission est omniprésent. L’importance de l’héritage pour vous explique-t-elle la nouvelle direction que prend votre carrière?

Je ne suis pas quelqu’un qui aime être à l’avant de la scène. Je l’ai déjà été à l’époque où j’étais acteur. Depuis trois ou quatre ans, depuis que j’ai pris la direction d’Ondinnok, j’ai le goût de plonger dans la mise en scène, dans la direction d’acteurs, et j’aime vraiment ça. J’ai envie de transmettre ce que j’ai appris aux côtés d’Yves Sioui Durand et Catherine Joncas, depuis que je suis arrivé à la compagnie, en 2004. Présentement, je le fais avec mes acteurs qui ne connaissaient pas la troupe. Ils trouvent ça un peu difficile parce que j’ai une approche un peu plus organique, plus spirituelle aussi!

Il y a toujours un élément cérémonial dans votre façon de travailler. Vous brûlez de la sauge, il y a un petit rituel… Ces gestes ont toujours été présents dans votre processus de création?

C’est ce que j’ai appris chez Ondinnok et, pour moi, ça allait de soi que je devais continuer là-dedans. Même si je fais du théâtre un peu plus contemporain, il y a toujours ce côté mythologique à l’intérieur de moi. C’est ma base. C’est pour ça qu’à chaque fois que je fais un atelier, une mise en scène ou que j’écris un texte, il y a des moments où on plonge dans une espèce de monde renversé, un monde imaginaire où on est du côté plus spirituel. Il y a une lenteur également que j’ai apportée, que je trouvais intéressante.

Cette solennité, cette envie de prendre le temps sont à mille lieues de la société de performance dans laquelle nous vivons. Comment les comédiens ont-ils réagi face à cette approche?

Ç’a été un beau défi! Prendre le temps de prendre le temps… Je l’ai dit souvent, souvent, souvent, depuis le début des répétitions : « Vous allez trop vite. Prenez votre temps, il n’y a rien qui presse. » C’est une espèce de contre-théâtre un peu, ce que j’ai essayé de faire avec Nmihtaqs Sqotewamqol / La Cendre de ses os, c’est essayer justement de pas être dans la performance. C’est quelque chose que j’ai appris chez Ondinnok, être juste là, être vrai et se laisser transporter par les mots! Souvent, on n’est pas obligé de jouer énorme, surtout dans une salle comme La Petite Licorne!

Photo : Myriam Baril Tessier.

Parce que les spectateurs, même ceux assis tout au fond, voient les expressions faciales, chaque petit geste.

Oui, c’est ça! Tout le monde a été quand même assez ouvert. Il y a des gens avec qui j’avais déjà travaillé, comme Charles Bender, chez Ondinnok. Mais, les autres, ça leur faisait du bien, ainsi que l’absence totale de jugement. Ça fait partie des pierres fondatrices de la compagnie : ne jamais se juger, ne jamais juger l’autre. On a la chance d’avoir un aîné anichinabé avec nous, qui joue, Roger Wylde. Il amène un calme, une sérénité, et on le ressent même dans le spectacle.

Vous êtes directeur artistique de la troupe depuis maintenant quatre ans et demi. Comment voyez-vous ce nouveau rôle de patron?

Je suis, je pense, davantage un ami qui est là pour faire avancer la compagnie avec toute l’équipe. On fait des retraites de groupe, quatre par année. À ce moment, on se retire trois ou quatre jours et on fait des exercices, des ateliers, de la méditation. Et on essaie de trouver les meilleures choses pour faire progression, évoluer Ondinnok.

Quels seraient vos souhaits pour l’avenir de la troupe?

Depuis quelque temps, on est dans une phase de théâtre un peu plus parlé, un peu plus contemporain, notamment avec L’Enclos de Wabush, coproduit avec le Nouveau Théâtre Expérimental, et Nmihtaqs Sqotewamqol / La Cendre de ses os à La Licorne. Juste avant de fermer les bureaux pour la période estivale, j’ai eu une rencontre avec la direction générale, avec les mentors, Yves et Catherine, et j’ai beaucoup parlé de mon désir de revenir à l’ancien Ondinnok, donc un théâtre plus organique, peut-être moins verbeux, plus dans le corps, dans le physique, dans les histoires du passé, dans le lien avec le territoire. J’ai le goût de plonger dans quelque chose comme ça pour les prochaines œuvres.

Photo : Myriam Baril Tessier.

Qu’est-ce que le corps, le mouvement, le silence permettent que les mots ne permettent pas?

Quand les silences sont vraiment là, sont vraiment habités, qu’ils sont faits avec sincérité, qu’on ne les plaque pas avec un jeu d’acteur, je trouve qu’ils sont souvent plus puissants que les mots qui sont dits. J’ai coupé du texte justement en répétition. Tout ce qu’on a décidé de faire, avec mon assistante-metteuse en scène Édith Paquet, c’est une espèce de contre-balancement du jeu. Si on se déplace, on se déplace pour la bonne raison.

D’ailleurs, la structure sur laquelle on joue, faite de bois, peut créer un certain handicap. J’avais ce désir d’une scénographie dans laquelle les acteurs se promènent et se sentent un peu pris, à l’étroit, ce qui les oblige à bouger pour les bonnes raisons. Le déséquilibre leur demande d’ancrer leurs pieds comme des racines. Sans que ce soit joué comme une tragédie, leurs corps sont tragiques! Ça vient du ventre, c’est viscéral!

La pièce a été écrite en français, mais des passages en langue wolastoqiyik y ont été intégrés. On les entend ou ils sont projetés sur un écran.

C’est important d’entendre cette langue-là sur la scène, de la lire, même si on ne la comprend pas. On dirait que je ne suis plus capable de m’empêcher de la mettre dans mes textes. Ça fait partie de l’ADN de l’histoire.

Et ça contribue du même coup à ce que les langues autochtones se transmettent, survivent, et qu’on en laisse des traces. Donc, c’est aussi un travail social, politique, historique. C’est plus qu’un choix artistique.

Effectivement, c’est un choix d’éducation… Oui, on peut considérer ça comme un geste politique, de s’affirmer, d’être fier de ces langues-là! On l’aborde d’ailleurs dans la pièce! Le personnage de Martin revient dans son ancien village avec ce désir de léguer une langue qu’il a réussi à apprendre petit à petit, quand il était dans le bois avec un aîné. Il dit : « C’est la chose la plus riche qu’on a! C’est comme ça qu’on va pouvoir faire survivre la communauté. » Ce n’est pas en faisant un port méthanier ou quoi que ce soit de politique ou d’économique! La survie d’une nation, c’est la langue.

Nmihtaqs Sqotewamqol / La Cendre de ses os a d’abord été présentée en lecture publique au Festival du Jamais Lu en 2019. Comment l’œuvre a-t-elle évolué depuis?

J’ai commencé à l’écrire en 2018. C’est parti un peu du premier spectacle que j’ai fait sur les sujets de la transmission, de l’identité, qui s’appelait Ktahkomiq. Je trouvais que je n’avais pas fait le tour en lien avec l’identité et la communauté dont je fais partie. Chez Ondinnok, on travaille beaucoup sous forme de laboratoire. Alors, j’ai amené mes acteurs dans le Bas-du-Fleuve. On y a bossé pendant une semaine, dans une maison, dans laquelle on habitait également. Il y avait donc constamment une discussion à propos du travail. C’est comme ça que le texte s’est construit. Ce qui est important, et je le dis tout le temps, c’est le résultat, d’arriver au bout et que tout le monde soit fier de ce qu’il a fait.

Si vous n’aviez pas de contraintes de budget, de temps, votre plus grand fantasme artistique, quel serait-il?

On est plein d’amis ensemble, qui sont tous passés chez Ondinnok. Tout le monde est séparé dans diverses compagnies et je trouve qu’on s’oublie beaucoup. J’aimerais faire une espèce de voyage autochtone d’est en ouest, partir avec un camion, une troupe, un chapiteau, une maison longue, et se promener comme à l’ancienne et faire ce théâtre organique, sans artifice, dans les communautés autochtones, dans les villes. Au bout de l’itinéraire, on pourrait transmettre autre chose, avec les autochtones de l’ouest du pays. Ce serait comme un chemin de passation, mais théâtral. C’est vraiment embryonnaire comme projet, mais c’est quelque chose qui me fait rêver.

Quels ont été vos derniers coups de cœur artistiques autochtones?

J’ai écouté le dernier disque de Samian. Pour moi, c’est un travail colossal de faire un disque dans la langue anichinabée, quand tu ne la parles pas vraiment. C’est faire un effort grandiose. Également, toutes les œuvres de Caroline Monnet, j’aime beaucoup. La pièce Okinum de sa sœur Émilie, qui est en lice pour les Prix littéraires du Gouverneur général 2021. Mais je pense que la dernière chose que j’ai aimée et qui m’a fait réfléchir, c’est le rapport autochtones et non-autochtones, quand je suis allé voir l’exposition sur Riopelle au Musée des beaux-arts de Montréal. Ça m’a beaucoup touché! Ce que j’ai envie de dire aux gens, c’est : allez dans les musées, c’est la meilleure chose à faire! Il y a beaucoup de livres aussi! Soyez curieux!

La pièce Nmihtaqs Sqotewamqol / La Cendre de ses os, écrite et mise en scène par Dave Jenniss, est présentée au Théâtre La Licorne de Montréal jusqu’au 12 novembre 2021. Toutes les infos ici.

Pour suivre les créations d’Ondinnok, c’est ici.

Texte : Véronique Bonacorsi

Photo : Véronique Bonacorsi.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Même si la frénésie des activités de la métropole se dissipe avec la fuyante lumière du jour, ceux dans le déni de la fin éventuelle de l’été peuvent encore profiter d’une brève évasion culturelle.  Le temps d’un trottoir, ils sont invités à faire un mini voyage dans le passé pour découvrir un Montréal en changement, gracieuseté du Musée McCord.

Passagers de train marchant dans la neige, près de la gare Windsor, centre-ville, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Passagers de train marchant dans la neige, près de la gare
Windsor, centre-ville, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Les oeuvres du photographe David W. Marvin tiennent la vedette de la 10e exposition hors murs du musée d’histoire. Ces clichés grand format, tirés des archives offertes par la veuve de l’artiste à l’institution, nous invitent à faire une tournée de la ville dans les années 1965 à 1975.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Créateur relativement inconnu, David Wallace Marvin doit peut-être en partie sa vision socialement éveillée à la perte de son ouïe, alors qu’il est enfant, marque de la scarlatine. Originaire de la Nouvelle-Écosse, orphelin, Marvin s’installe à Montréal à l’adolescence. Plus tard, il exercera le métier de correcteur d’épreuves, ce qui lui laissera amplement le temps pour d’intéressantes excursions citadines, appareil photo en main.

Homme marchant dans la rue Murray, Griffintown, vers 1970. Photo : Musée McCord

Homme marchant dans la rue Murray, Griffintown, vers 1970. Photo : Musée McCord

Des gamins marchant sur Dorchester, près d’un chantier. Des « magasineurs » et leurs sacs d’emplettes au centre-ville. Une dame en bikini couchée sur le béton d’un toit à Côte-des-Neiges. Une corde à linge dans une cour de Griffintown, où flottent des vêtements. Chaque photographie constitue une empreinte de vie d’une cité en perpétuelle reconstruction, qu’elle soit urbaine ou humaine.

Peintres de murale, centre-ville, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Peintres de murale, centre-ville, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Les images réunies pour cette exposition dépeignent avec humour et nostalgie le quotidien d’un environnement urbain aux apparences parfois hostiles. Plus que des banalités amusantes d’un temps révolu, ces instants de vie uniques, rendus éternels grâce au photographe, reflètent l’essence de la ville d’aujourd’hui. Avec ses idées, son désir inassouvi de se transformer, Montréal continue de susciter de nombreux débats politiques et sociaux. Et David W. Marvin a su lever le voile sur plusieurs de ces enjeux, probablement sans le savoir.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Vous retrouverez l’exposition David W. Marvin : Chroniques de rue 1965-1975 sur l’avenue McGill College, entre le boulevard de Maisonneuve et l’avenue du Président-Kennedy, face à la sculpture La Foule illuminée. Cette activité gratuite, accessible en tout temps, prend fin le 18 octobre prochain.

Site Web officiel du Musée McCord : www.mccord-museum.qc.ca/fr

Texte : Karine Tessier

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Les disquaires, les librairies, les boutiques techno sont des passages obligés lorsque vient le temps de faire son shopping des Fêtes. On est sûr d’y dénicher de quoi plaire à notre famille ou nos amis. Voici quelques-uns des coups de cœur de Fragments Urbains, tous à moins de 100 $.

Photo : roxannelowit.tumblr.com

Photo : roxannelowit.tumblr.com

Livre Yves Saint Laurent de Roxanne Lowit

C’est en 1978 que la photographe new-yorkaise Roxanne Lowit rencontre pour la première fois le designer Yves Saint Laurent. Ils sont restés proches jusqu’à la mort du couturier, en 2008. Dans ce bouquin, Lowit nous propose, en plus de 200 clichés, les créations de YSL, les coulisses de ses défilés, ses muses et ses inspirations. Et c’est le compagnon et partenaire d’affaires de Saint Laurent, Pierre Bergé, qui signe la préface de cette publication. Superbe.

Photo : Hachette Book Group

Photo : Hachette Book Group

Livre Live From New York : The Complete Uncensored History of Saturday Night Live as Told by Its Stars, Writers and Guests de James Andrew Miller et Tom Shales

Publié pour la première fois à l’occasion du 30e anniversaire de cette émission de télévision culte, ce livre racontait les péripéties de ses stars, devant et derrière la caméra. Dix autres années sont passées depuis la parution. Les auteurs sont donc retournés au studio 8H pour recueillir d’autres confidences, et ainsi ajouter plus de 100 nouvelles pages à leur bouquin. Sans contredit un must pour les fans de ce show d’humour du samedi soir.

Photo : Warner Bros. Studios

Photo : Warner Bros. Studios

Coffret DVD The Exorcist : The Complete Anthology

Pour les amateurs d’horreur ou tout simplement les collectionneurs de classiques du septième art, voici la série complète de la franchise The Exorcist. D’abord, le premier film, réalisé par William Friedkin en 1973, en version originale et en version augmentée. Aussi, les deuxième et troisième films. Finalement, les deux antépisodes, dirigés par deux cinéastes différents. De quoi donner des frissons pendant plusieurs heures!

Coque à iPhone Givenchy à imprimé Madonna

Vous avez autour de vous une amoureuse de la griffe Givenchy? Cet étui à téléphone intelligent fera palpiter son coeur. On y reconnaît la signature du directeur artistique de la maison, l’Italien Riccardo Tisci : le romantisme sombre, le noir, une touche métallique et les icônes religieuses. So chic!

Photo : Éditions Cardinal

Photo : Éditions Cardinal

Livre Quartier disparus de Catherine Charlebois et Paul-André Linteau

Pour vos proches férus d’histoire ou les Montréalais purs et durs, l’ouvrage de Catherine Charlebois et Paul-André Linteau est une valeur sûre. À l’intérieur, des témoignages et des photos d’archives, pour la plupart inédites, racontent trois quartiers de la métropole disparus : le Red Light, le Faubourg à m’lasse, ainsi que Goose Village. Précieux.

Coffret CD et DVD Live in Dublin de Leonard Cohen

Dance Me to the End of Love, Everybody Knows, Suzanne, Hallelujah, First We Take Manhattan… Elles y sont toutes. Cette captation du monstre sacré Leonard Cohen sur scène en septembre 2013, pendant sa tournée mondiale, est exceptionnelle. Offrir ou s’offrir ce coffret, voilà une merveilleuse façon de célébrer le 80e anniversaire de ce grand, très grand poète montréalais.

Photo : Rifle Paper Co.

Photo : Rifle Paper Co.

Carnets Rifle Paper Co.

On a beau collectionner les appareils à la fine pointe de la technologie, reste que les carnets et bloc-notes sont toujours pratiques et possèdent un charme indéniable. Ceux-ci ne font pas exception! Délicate et féminine, la papeterie Rifle Paper Co. est disponible dans plusieurs points de vente et sur son site Web.

Photo : Guides Ulysse

Photo : Guides Ulysse

Livre Le Tour du monde à Montréal de Linda Aïnouche

Pourquoi ne pas jouer au touriste dans sa propre ville? C’est ce que nous propose l’auteure de ce bouquin, publié aux réputées éditions Guides Ulysse. Linda Aïnouche nous emmène faire avec elle le tour des insitutions culturelles, lieux de culte, restaurants, épiceries, boutiques et autres lieux de sorties d’une soixantaine de communautés culturelles vivant sur l’île de Montréal. S’ajoutent à tout ça les impressions et bonnes adresses de Boucar Diouf, Kim Thuy, François Bugingo ou Marco Calliari. Une jolie façon de redécouvrir sa ville et de profiter au maximum de sa richesse culturelle.

Photo : SODEP

Photo : SODEP

Abonnement au magazine Art Le Sabord

Cette revue publiée à Trois-Rivières depuis 1983 offre à ses lecteurs des créations littéraires et visuelles, surtout de la poésie et de l’art contemporain. Pour chaque parution, des écrivains francophones et des artistes de partout sur le globe se réunissent autour d’un thème : le renoncement, la transmission, les cinq sens… Une très chouette découverte à faire. Pour s’abonner, on visite le site de la Société de développement des périodiques culturels québécois.

Photo : shop.garancedore.fr

Photo : shop.garancedore.fr

Calendrier Garance Doré 2015

Toute fashionista qui se respecte connaît la blogueuse, photographe et illustratrice Garance Doré. Pour accompagner les modeuses et les inspirer tout au long de 2015, voici un calendrier tout aussi charmant qu’élégant, dans lequel sont rassemblés certains des plus beaux croquis publiés sur le site Internet de la it girl française. Disponible dans la boutique en ligne de Garance Doré.

Photo : Abrams Books

Photo : Abrams Books

Cahier à colorier Bun B’s Rap Coloring and Activity Book de Shea Serrano et Bun B

Un cadeau parfait pour les… grands enfants fans de hip-hop. Des mots mystères, des dessins à colorier, des labyrinthes, des jeux de mots, tout ça mettant en vedette des stars de la musique urbaine, de Drake à Questlove, en passant par LL Cool J et Ice-T. Jouissif.

Photo : iStore

Photo : iStore

Housse à iPad Anchor de Herschel

On aime à la folie les collections de cette compagnie canadienne, composées d’items durables à imprimés de pois, de camouflage ou de petits chevaux. Cette housse rembourrée protégera votre tablette électronique, en plus de vous donner un look d’enfer. Disponible à la boutique iStore et sur son site Web.

Photo : iStore

Photo : iStore

Clé USB Despicable Me

Il y a des semaines où on aimerait bien avoir à notre disposition une armée de Minions pour arriver à terminer notre to-do list. Pour ça, on ne peut pas vous aider. Par contre, vous pourrez avoir avec vous en tout temps vos documents importants grâce à cette trop mignonne clé USB à l’effigie des petits bonhommes jaunes des films Despicable Me. Disponible à la boutique iStore et sur son site Web.

Photo : Éditions Somme Toute

Photo : Éditions Somme Toute

Livre 40 ans de vues rêvées : L’imaginaire des cinéastes québécoises depuis 1972, collectif

La vie rêvée de Mireille Dansereau, sorti en salles en 1972, est le premier long métrage de fiction réalisé par une Québécoise. De nos jours, elles sont plus d’une soixantaine à nous faire rêver, pleurer, rire et réfléchir avec leurs oeuvres. Un collectif a eu l’idée d’offrir aux cinéphiles ce livre, composé d’une succession de rencontres avec les cinéastes québécoises, question d’en apprendre plus sur leur parcours, leurs sources d’inspiration et les thèmes qu’elles abordent dans leurs vues. Un recueil touchant et qui pousse à l’action.

Texte et photos: Audrwey A.

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Pour celles et ceux qui souhaitent s’offrir un voyage dans le temps, rendez-vous à l’exposition Plages à Paris selon Daumier qui se tient actuellement à la Maison de Balzac.

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Dans cette habitation située au 47, rue Raynouard dans le 16e arrondissement parisien et occupée par l’écrivain pendant sept ans, le visiteur se déplace du cabinet de travail de l’auteur de La Comédie Humaine décoré de quelques-uns de ses objets personnels, dont sa table et son fauteuil, et de portraits de ses proches aux autres pièces où sont exposés quelques manuscrits et œuvres originales.

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Mais pour se plonger dans le Paris Plages du 19e siècle, direction le sous-sol. C’est dans cette partie de la maison que la Seine « prend le dessus », grâce aux peintures et lithographies signées par Honoré Daumier et qui composent cette exposition.

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Publiées dans Le Charivari, journal illustré satirique français de l’époque, les œuvres du graveur-caricaturiste mettent en scène les Parisiens à travers les jeux aquatiques auxquels ils s’adonnaient tels que la baignade, le canotage et la pêche à la ligne au contact du fleuve.

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Pour vous offrir une « ballade fluviale » ou participer aux ateliers-lectures organisés, rendez-vous donc jusqu’au 28 septembre à la Maison de Balzac.

Site Web officiel de la Maison de Balzac : www.balzac.paris.fr

Visitez l’édition 2014 de Paris Plages avec nous ici!

Texte : Véronique Bonacorsi

 

Bens en 1952. Photo : Basil Zarov

Bens en 1952.
Photo : Basil Zarov

Gardien. Socialement responsable. Légende.

Combien d’établissements peuvent se vanter de jouir de qualificatifs aussi divers? Et une sandwicherie qui plus est? Bens le peut. Pendant presque 100 ans,  ce restaurant a été « le cœur et l’âme de Montréal et du Québec », selon le Dr Elliot Kravitz, petit-fils des fondateurs Ben et Fanny Kravitz.

Pas surprenant donc que cette entreprise familiale fasse l’objet de la nouvelle exposition Bens, le légendaire déli, qui se poursuit jusqu’au 23 novembre 2014 au Musée McCord, réputé pour faire découvrir – ou revivre – à ses visiteurs des morceaux incontournables de l’histoire montréalaise.

Fanny et Ben Kravitz, leurs enfants et leur beau-fils, vers 1953. Photo : Richard Arless Associates

Fanny et Ben Kravitz, leurs enfants et leur beau-fils, vers 1953.
Photo : Richard Arless Associates

Étrangement, le germe de la fameuse épopée du déli, nous devons l’attribuer à l’idée d’un couple d’immigrants lithuaniens d’ouvrir une confiserie. Cette vocation ne saura se concrétiser.  Dès l’ouverture du magasin, en 1908, Benjamin Kravitz et Fanny Schwartz se plient au désir criant des résidents et travailleurs du quartier qui leur réclament… des sandwichs!

Photo : Musée McCord

Photo : Musée McCord

Leur établissement connaît rapidement du succès. Il doit même déménager à deux reprises pour assurer le roulement de la clientèle. Chaque jour, des milliers de personnes – qui prennent en moyenne 12 minutes pour consommer leur repas! – franchissent les portes du restaurant. Parmi elles, des politiciens, des artistes et d’autres célébrités, dont la photo s’est retrouvée, à leur demande, sur les murs de Bens.

Un élément clé de l’engouement que suscitait la création des Kravitz, c’était clairement le refus de laisser un client quitter sans être repu. Et les Montréalais, de tous âges et de toutes origines, s’y sentaient comme chez eux. « Bens était votre maison, pas la nôtre », affirme l’héritier Elliot Kravitz.

Horloge, fin du 20e siècle. Photo : Réal Cyr

Horloge, fin du 20e siècle.
Photo : Réal Cyr

Contacté par la famille Kravitz à la fermeture du restaurant, en 2006, le Musée McCord confie à la conservatrice Céline Widmer la coordination d’une exposition qui permettrait de garder bien en vie le souvenir de cet ancêtre du fast food.

Photo : Musée McCord

Photo : Musée McCord

Bens, le légendaire déli propose donc d’expérimenter à nouveau ce pan de notre héritage, grâce à un parcours nostalgique suivant les trois emplacements de l’établissement. En moins d’une heure, vous ferez le tour de menus, affiches, photos d’époque, slogans rigolos, coutellerie, tables, tabourets, et même un extrait de film mettant en vedette un artiste bien aimé encore de nos jours (nous vous réservons la surprise!).

Photo : Musée McCord

Photo : Musée McCord

Malheureusement, même si le Musée offre une introduction à l’exposition, le public ne pourra profiter du puits inépuisable d’anecdotes qu’est le Dr Kravitz, qui a grandi et travaillé chez Bens. Ses histoires, empreintes d’une touchante reconnaissance, auraient fait un merveilleux compagnon aux visiteurs curieux de l’institution réputée.

Publicité, vers 1980. Photo : Musée McCord

Publicité, vers 1980.
Photo : Musée McCord

De plus, une mise en garde s’impose : l’activité pourrait provoquer des gargouillements d’estomac si vous entreprenez votre parcours aux heures de repas! Mais ça vous donnera une bonne raison de faire un petit détour au Café Bistro du Musée et ainsi goûter à sa recette de viande fumée, inspirée de l’originale de Bens, au menu pour toute la durée de l’exposition.

Site Web officiel du Musée McCord : www.mccord-museum.qc.ca/fr/

Texte : Karine Tessier

Spectre mur de pierre

Photo: Guidatour / Fantômes Montréal

Sorcières ratoureuses, trafiquants sans scrupules, esclaves désœuvrés, assassins impitoyables… Ils arpentent les rues du Vieux-Montréal depuis longtemps. Très longtemps. En fait, certains d’entre eux errent dans cet arrondissement de la ville depuis l’époque de la Nouvelle-France.

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Photo: S.E. Amesse

Ils ont tous une histoire. Et ce sont ces histoires que vous raconte Fantômes Montréal. Que vous choisissiez le mystérieux parcours Légendes et histoires ou le circuit plus actif Chasse aux fantômes, vous en apprendrez des tonnes sur les débuts de Montréal, le mode de vie de ses premiers habitants, le commerce, le système de justice et, surtout, les crimes sordides qui s’y sont déroulés.

Émile, comédien et guide pour Fantômes Montréal

Émile, comédien et guide pour Fantômes Montréal.
Photo: S.E. Amesse

Les comédiens qui vous guideront dans les rues du quartier, tous membres de l’Union des artistes, vous feront redécouvrir des lieux bien connus de la métropole sous un jour plus… effrayant. Et si les esprits des criminels pendus hantaient toujours le Champs-de-Mars? D’où viennent les mélodies au piano que certains clients entendent à l’étage de l’Auberge Saint-Gabriel? Pourquoi le personnel des Trois Brasseurs a parfois la frousse à la fermeture? À quoi est due cette odeur de souffre qui flotte dans l’air au Château Ramezay?

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Photo: S.E. Amesse

C’est après avoir participé à une activité semblable sur Jack l’Éventreur à Londres que le fondateur Éric Poulin a eu l’idée de transposer le concept ici. On peut dire qu’il a eu du flair puisque, 15 ans plus tard, plus de 2 500 personnes participent chaque année à cette visite originale du Vieux-Montréal.

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Du 25 au 31 octobre, Fantômes Montréal vous propose une Chasse aux fantômes spéciale Halloween.

Pour toutes les informations sur les différents circuits offerts : www.fantommontreal.com