Articles Tagués ‘Vieux-Montréal’

Texte : Véronique Bonacorsi

Le président Charles de Gaulle, Montréal, juillet 1967, de Harry Benson.

Dire la vérité : telle est la mission que s’est donnée le photographe Harry Benson, tout au long de ses six décennies de carrière. Ce don pour capter l’honnêteté spontanée de ses sujets – qu’ils soient musiciens, politiciens ou monarques – a rendu légendaires les portraits de Benson. Une cinquantaine de ces photographies sont présentement rassemblées à la Galerie Got Montréal pour une exposition-vente, la première au Québec, inaugurée en avril dernier en présence de l’artiste.

Arriving, New York, 1964, photo des Beatles de Harry Benson.

De sa ville natale de Glasgow, en Écosse, Harry Benson avait l’ambition de parcourir le monde en tant que journaliste-photographe. Son voyage prévu dans le continent africain en ébullition politique n’a cependant pu se réaliser : Benson fut envoyé suivre la tournée américaine de la nouvelle sensation musicale de l’heure, un petit groupe rock dénommé… The Beatles. D’abord réticent à l’idée de couvrir un sujet si people, le photographe réalisa assez rapidement l’ampleur du phénomène qu’était en train de devenir le quatuor.

Les présidents John F. Kennedy et Charles De Gaulle, Paris, 1961, de Harry Benson.

Ce projet inouï, combiné à une habileté à mettre les gens à leur aise, a indéniablement permis à l’Écossais de percer l’intimité d’une longue liste de célébrités par la suite : Michael Jackson, Sophia Loren, Barack Obama, la reine Elizabeth II… Ses photos ont orné les parutions de LIFE, Forbes, Newsweek, Paris Match, Time et Vanity Fair. L’an dernier, le photographe a fait l’objet d’un documentaire, intitulé Harry Benson : Shoot First. Puis, il a été récompensé en avril par l’International Center of Photography de New York pour l’ensemble de son oeuvre.

The Beatles et Cassius Clay (Muhammad Ali), Miami, février 1964, de Harry Benson.

L’exposition Harry Benson : Personnes d’intérêt offre une poignée de clichés, imprimés sur papier d’archive, de l’impressionnante œuvre de l’artiste. Bien sûr, nous y retrouvons surtout des moments croqués de la tournée de John, Paul, George et Ringo, incluant la fameuse bataille d’oreillers. On peut aussi admirer un Muhammad Ali concentré ou taquin. Un Charles de Gaulle serrer des mains, cet inoubliable jour de 1967, à Montréal. Et le regard percutant d’une Amy Winehouse qui bouleverse. Loin de l’insipidité des clichés de paparazzi des magazines à potins, chaque photographie de Harry Benson a su éterniser l’essence des grands.

Amy Winehouse, London, 2007, de Harry Benson.

L’exposition-vente est présentée du 28 avril au 28 mai 2017 à la Galerie Got Montréal. Acheteurs potentiels, sachez que les prix affichés se chiffrent entre 7 000 à 26 000 dollars, et que les autres ne sont révélés que sur demande.

Installée dans le Vieux-Montréal depuis plus d’un an, la Galerie Got Montréal est la plus récente galerie de Frédéric Got. La première, fondée en 1991, se trouve à Barbizon, en France. Ces galeries permettent à leurs visiteurs de découvrir l’art contemporain d’artistes de tout acabit.

Site Web officiel de la Galerie Got Montréal : www.galeriegotmontreal.com

Site Web officiel du photographe Harry Benson : www.harrybenson.com

Publicités

Texte : Véronique Bonacorsi

Ce mois de mars, le Musée de la mode propose aux amateurs d’esthétisme et de bon goût Les Mercredis bleus, un événement interactif sympathique, format 5 à 7, nous plongeant dans l’univers de la couleur bleue.

Ciel, marine, cyan, saphir… Les déclinaisons de cette teinte nous entourent partout où se pose notre regard. Le bleu attire et ne cesse d’inspirer les grands créateurs comme les humbles artisans, chacun cherchant à manier les éléments, naturels comme synthétiques, pour en recréer la splendeur.

Photo : Véronique Bonacorsi.

L’actuelle exposition du Musée de la mode, intitulée Fréquence bleue, se présente comme un parcours multimédia de cette couleur spécifique. Après un bref goûter avec thé et biscuits, les participants sont invités à découvrir les origines, l’importance historique et, surtout, diverses manifestations vestimentaires de ce champ chromatique. Des robes de haute couture au simple jeans, il est indéniable que l’humain aime s’habiller en bleu.

Photo : Véronique Bonacorsi.

La deuxième heure de l’événement Mercredis bleus est consacrée à la présentation – informelle et parfaitement relaxe – de trois exposants du vaste domaine des arts qui partagent leur processus de création. Lors de la soirée du 8 mars, Journée internationale des femmes, trois femmes nous ont introduits à leurs réalisations.

Amaris Chow-Santos est étudiante du Centre design et impression textile de Montréal. Elle travaille le textile, mais aussi le papier, et maîtrise les longs processus de teinture visant à fabriquer une couleur précise. Une Québécoise née de parents panaméens, c’est plutôt le Japon qui lui sert de véritable source d’idées, surtout en ce qui a trait à la richesse du bleu.

Importante collaboratrice à Fréquence bleue, la collectionneuse Louise Comeau opère depuis beaucoup moins d’années que les innombrables trouvailles qui remplissent chaque recoin de son appartement. Avec beaucoup d’humour, et peut-être un peu de gêne, la femme avoue que sa véritable passion, c’est de fouiller et de trouver des pièces, vêtements comme accessoires, de différentes époques. Certains morceaux de sa collection ont même été sélectionnés pour des tournages de films, tels que Les Amours imaginaires et Brooklyn.

La joaillière Caroline Rivière a reçu son diplôme de l’École de joaillerie de Montréal en 2015. Sa passion pour le monde sous-marin la pousse à quitter l’exotique Nouvelle-Calédonie pour venir étudier la biologie marine au Québec. Un changement de carrière s’est imposé, mais l’inspiration reste la même : elle est parvenue à créer des pièces uniques s’inspirant des paysages de son enfance, dont un collier ayant la forme de son île natale, représentant des centaines d’heures de travail.

L’incursion chromatique des Mercredis bleus se poursuit, pour une dernière soirée, le 29 mars. Quant à elle, l’exposition Fréquence bleue se termine le 9 avril prochain.

Pour plus d’informations : museedelamode.ca

Fondé en 1979 à Saint-Lambert, le Musée de la mode a ouvert ses portes dans le Vieux-Montréal, au Marché Bonsecours, en 2013.

Enregistrer

Enregistrer

Texte : Karine Tessier

Spectre mur de pierre

Photo: Guidatour / Fantômes Montréal

Sorcières ratoureuses, trafiquants sans scrupules, esclaves désœuvrés, assassins impitoyables… Ils arpentent les rues du Vieux-Montréal depuis longtemps. Très longtemps. En fait, certains d’entre eux errent dans cet arrondissement de la ville depuis l’époque de la Nouvelle-France.

MARCHE~3

Photo: S.E. Amesse

Ils ont tous une histoire. Et ce sont ces histoires que vous raconte Fantômes Montréal. Que vous choisissiez le mystérieux parcours Légendes et histoires ou le circuit plus actif Chasse aux fantômes, vous en apprendrez des tonnes sur les débuts de Montréal, le mode de vie de ses premiers habitants, le commerce, le système de justice et, surtout, les crimes sordides qui s’y sont déroulés.

Émile, comédien et guide pour Fantômes Montréal

Émile, comédien et guide pour Fantômes Montréal.
Photo: S.E. Amesse

Les comédiens qui vous guideront dans les rues du quartier, tous membres de l’Union des artistes, vous feront redécouvrir des lieux bien connus de la métropole sous un jour plus… effrayant. Et si les esprits des criminels pendus hantaient toujours le Champs-de-Mars? D’où viennent les mélodies au piano que certains clients entendent à l’étage de l’Auberge Saint-Gabriel? Pourquoi le personnel des Trois Brasseurs a parfois la frousse à la fermeture? À quoi est due cette odeur de souffre qui flotte dans l’air au Château Ramezay?

MA96DB~1

Photo: S.E. Amesse

C’est après avoir participé à une activité semblable sur Jack l’Éventreur à Londres que le fondateur Éric Poulin a eu l’idée de transposer le concept ici. On peut dire qu’il a eu du flair puisque, 15 ans plus tard, plus de 2 500 personnes participent chaque année à cette visite originale du Vieux-Montréal.

halloween2013_web

Du 25 au 31 octobre, Fantômes Montréal vous propose une Chasse aux fantômes spéciale Halloween.

Pour toutes les informations sur les différents circuits offerts : www.fantommontreal.com