Texte : Véronique Bonacorsi

Ce mois de mars, le Musée de la mode propose aux amateurs d’esthétisme et de bon goût Les Mercredis bleus, un événement interactif sympathique, format 5 à 7, nous plongeant dans l’univers de la couleur bleue.

Ciel, marine, cyan, saphir… Les déclinaisons de cette teinte nous entourent partout où se pose notre regard. Le bleu attire et ne cesse d’inspirer les grands créateurs comme les humbles artisans, chacun cherchant à manier les éléments, naturels comme synthétiques, pour en recréer la splendeur.

Photo : Véronique Bonacorsi.

L’actuelle exposition du Musée de la mode, intitulée Fréquence bleue, se présente comme un parcours multimédia de cette couleur spécifique. Après un bref goûter avec thé et biscuits, les participants sont invités à découvrir les origines, l’importance historique et, surtout, diverses manifestations vestimentaires de ce champ chromatique. Des robes de haute couture au simple jeans, il est indéniable que l’humain aime s’habiller en bleu.

Photo : Véronique Bonacorsi.

La deuxième heure de l’événement Mercredis bleus est consacrée à la présentation – informelle et parfaitement relaxe – de trois exposants du vaste domaine des arts qui partagent leur processus de création. Lors de la soirée du 8 mars, Journée internationale des femmes, trois femmes nous ont introduits à leurs réalisations.

Amaris Chow-Santos est étudiante du Centre design et impression textile de Montréal. Elle travaille le textile, mais aussi le papier, et maîtrise les longs processus de teinture visant à fabriquer une couleur précise. Une Québécoise née de parents panaméens, c’est plutôt le Japon qui lui sert de véritable source d’idées, surtout en ce qui a trait à la richesse du bleu.

Importante collaboratrice à Fréquence bleue, la collectionneuse Louise Comeau opère depuis beaucoup moins d’années que les innombrables trouvailles qui remplissent chaque recoin de son appartement. Avec beaucoup d’humour, et peut-être un peu de gêne, la femme avoue que sa véritable passion, c’est de fouiller et de trouver des pièces, vêtements comme accessoires, de différentes époques. Certains morceaux de sa collection ont même été sélectionnés pour des tournages de films, tels que Les Amours imaginaires et Brooklyn.

La joaillière Caroline Rivière a reçu son diplôme de l’École de joaillerie de Montréal en 2015. Sa passion pour le monde sous-marin la pousse à quitter l’exotique Nouvelle-Calédonie pour venir étudier la biologie marine au Québec. Un changement de carrière s’est imposé, mais l’inspiration reste la même : elle est parvenue à créer des pièces uniques s’inspirant des paysages de son enfance, dont un collier ayant la forme de son île natale, représentant des centaines d’heures de travail.

L’incursion chromatique des Mercredis bleus se poursuit, pour une dernière soirée, le 29 mars. Quant à elle, l’exposition Fréquence bleue se termine le 9 avril prochain.

Pour plus d’informations : museedelamode.ca

Fondé en 1979 à Saint-Lambert, le Musée de la mode a ouvert ses portes dans le Vieux-Montréal, au Marché Bonsecours, en 2013.

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