Archives de la catégorie ‘Littérature’

Texte : Karine Tessier

Le collectif d’art engagé ATSA, Quand l’Art passe à l’Action présente, du 16 au 19 novembre, un événement de mobilisation citoyenne et artistique pour contrer les paradis fiscaux et les iniquités qui en résultent. Pas d’Radis Fiscaux : l’État d’Urgence propose, à la place Émilie-Gamelin de Montréal, des activités artistiques, d’information et d’échange.

Ce rassemblement vient clore une année 2017 chargée pour le groupe, qui fête cette année son 20e anniversaire. Au printemps dernier, il nous avait conviés à l’imposant Cuisine ta Ville, sur l’esplanade de la Place des Arts, dans la métropole. Puis, ATSA, Quand l’Art passe à l’Action est parti en tournée avec sa bien connue activité Le Temps d’une Soupe dans plusieurs arrondissements montréalais, ainsi qu’à Vancouver, en France, au Royaume-Uni et en Autriche.

Un an après le scandale des Panama Papers, et quelques jours à peine après les révélations sur les Paradise Papers, le sujet de l’évasion fiscale défraie les manchettes plus que jamais. On peut dire que Pas d’Radis Fiscaux : l’État d’Urgence arrive à point. Les cofondateurs d’ATSA, Quand l’Art passe à l’Action, Annie Roy et Pierre Allard, travaillent depuis quatre ans à cet événement, qui vise à informer, dénoncer, mais également à réfléchir à des solutions pour éradiquer les inégalités. Parce que, si les thèmes abordés par le collectif sont durs, ses créations ne sont jamais dénuées d’espoir.

Photo : page Facebook de ATSA, Quand l’Art passe à l’Action.

La programmation

Pour lancer les activités, le 16 novembre, le Radis Fiscal, un objet insatiable qui bouffe tout ce qui l’entoure, sera démoli sur la place publique. La destruction de cette piñata géante servira de défouloir, tout en étant le symbole d’une libération des « petits » face à une élite vorace, qui cherche constamment à accroître son pouvoir et ses gains matériels.

Puis, pendant quatre jours, la population aura l’embarras du choix : conférences, kiosques d’information, projection de documentaires, prestations musicales, performances, expositions, activité Le Temps d’une Soupe… Le tout présenté gratuitement, à l’extérieur et sous des chapiteaux chauffés.

Photo : page Facebook de ATSA, Quand l’Art passe à l’Action.

Pour ceux qui n’auraient jamais participé au Temps d’une Soupe, il s’agit d’une rencontre entre deux personnes qui ne se connaissent pas, qui discutent d’un thème (cette fois-ci, les paradis fiscaux) en dégustant un bol de soupe fumante préparée par les restaurants Soupesoup. Avant de se dire au revoir, les participants prennent la pose, des portraits qui s’ajouteront aux 2 033 photos réalisées ici comme à l’étranger.

Vous aimeriez participer à la création d’une œuvre d’art visuel? Le génial Émmanuel Laflamme invite la population à construire avec lui un grand château de cartes de crédit. De son côté, avec Cartographie sociale, Emmanuelle Jacques poursuit sa fascinante démarche sur l’espace. Vous pourrez, à l’aide des estampes et cartes créées par l’artiste, décrire vos trajets quotidiens, vos endroits préférés ou, au contraire, ceux que vous évitez.

Si vous n’avez jamais assisté à la pièce Hidden Paradise, d’Alix Dufresne et Marc Béland, voilà votre chance de voir une répétition bonifiée de l’œuvre inspirée d’une entrevue donnée par le philosophie Alain Deneault (qui participe également à Pas d’Radis Fiscaux : l’État d’Urgence) sur les évasions fiscales.

Pour les mélomanes, les concerts du rappeur Emrical et du musicien Doctor Nativo, qui mélange habilement reggae, hip-hop, cumbia et musique traditionnelle maya, sont à inscrire à l’agenda.

Vues de la rue. Photo : Mikaël Theimer.

À voir aussi, l’exposition de photos Vues de la rue réelle, le regard que portent sur la métropole des personnes en situation d’itinérance ou à risque, en collaboration avec le photographe Mikaël Theimer.

Et, si vous avez envie de vous engager, sachez que les organisateurs sont toujours à la recherche de bénévoles!

Annie Roy et Pierre Allard, cofondateurs d’ATSA, Quand l’Art passe à l’Action. Photo : Jean-François Lamoureux.

3 questions à Annie Roy, cofondatrice d’ATSA, Quand l’Art passe à l’Action

Au printemps dernier, quelques jours avant l’événement Cuisine ta Ville, nous nous étions entretenus avec l’artiste. Morceaux choisis de cette rencontre avec une femme passionnée, jamais à court d’idées pour changer le monde.

ATSA, Quand l’Art passe à l’Action a 20 ans cette année, en 2017. Comment arrive-t-on à se renouveler constamment après tant d’années?

Pour nous, à chaque fois qu’on crée, c’est la découverte d’un nouveau monde. C’est ça qui est extraordinaire de notre travail. Il y a une thématique qui prend forme. Et on va faire une sorte d’architecture sociale autour de ça, un événement qui va nous fusionner, nous mettre ensemble, nous faire vivre quelque chose d’extraordinaire, on l’espère, et qui va briser aussi des exclusions. Quand on est dans la rue et qu’on invite du monde de partout, on surprend les gens, on les sort de leur zone de confort. Ça les fait aller vers l’autre différemment. On brise des idées préconçues.

Vous abordez dans vos œuvres des thèmes durs, mais elles ne sont jamais dénuées d’espoir.

Il faut avoir le courage de la paix. Je pense que, dans notre travail d’artiste, c’est devenu de plus en plus important de trouver des moyens de travailler à la compréhension de l’autre, tout en dénonçant et en critiquant certaines situations. C’est vraiment différent d’être en contact direct. C’est une autre manière de s’informer, qui n’est pas des statistiques, des lectures, de grosses nouvelles.

Est-ce pour cette raison que vous avez changé le nom de votre collectif en 2001?

À l’époque, quand on s’appelait Action Terroriste Socialement Acceptable, il y avait un peu de romantisme révolutionnaire derrière tout ça. C’était vraiment conceptuel : on va exploser dans l’espace public, on va être fortement médiatisés, on va mettre la lumière sur une cause. Mais sans violence réelle. De là le « Socialement Acceptable ».

Avec les années, la médiatisation des actes terroristes, les amalgames par rapport à certains groupes de personnes, le terme « terroriste » a perdu de sa connotation, je dirais, un peu plus large. En plus, on a des œuvres, maintenant, qui vont à l’international, qui vont à la rencontre de populations dans des endroits où de tels événements arrivent souvent. Et ça devient un manque de respect.

On a donc recentré le nom du collectif sur l’art, sur notre slogan, qui existe depuis de nombreuses années déjà. Le but n’est pas de faire table rase. Au contraire! Mais le monde a changé. Et, aujourd’hui, on a encore plus besoin d’événements comme les nôtres sur la place publique, pour mettre les gens en lien, contrer la violence et les préjugés.

 

Pas d’Radis Fiscaux : l’État d’Urgence, un événement de l’ATSA, Quand l’Art passe à l’Action, du 16 au 19 novembre 2017, à la place Émilie-Gamelin, à Montréal. Pour toutes les informations : www.atsa.qc.ca

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CRITIQUE DE LA PIÈCE LES LAISSÉS POUR CONTES, D’UN COLLECTIF D’AUTEURS, MISE EN SCÈNE PAR VALÉRIE LE MAIRE

Texte : Karine Tessier

Des histoires qui auraient pu nous arriver, à vous comme à moi. Des gens ordinaires, qui deviennent chacun à leur façon des héros extraordinaires. Des personnages qui prennent leur courage à deux mains pour s’affirmer, exiger le respect, confier leurs regrets, défricher des terrains jusqu’ici inexplorés au fond d’eux-mêmes, dénoncer des événements tragiques.

Le courage, c’est le thème de la cinquième édition des Laissés pour contes, une pièce présentée du 16 au 27 mai 2017 aux Ateliers Jean-Brillant, dans le quartier Saint-Henri, à Montréal. Suite à un appel de textes, sept contes urbains ont été sélectionnés et sont joués devant public dans un spectacle déambulatoire. La mise en scène de Valérie Le Maire privilégie la proximité entre l’assistance et les acteurs. Le public, séparé en petits groupes, visite les « ruelles des contes », dans lesquelles se retrouvent sept univers multisensoriels. Le sculpteur Jean Brillant signe la scénographie de l’œuvre, élaborée à partir de sa collection de sculptures, faites de matériaux naturels et industriels.

Le comédien David Bélanger, dans le conte « Madeleine », de Marianne Moisan. Photo : Thomas L. Archambault.

Dans Madeleine, de Marianne Moisan, un jeune homme (David Bélanger), nous raconte l’histoire de Madeleine, une cliente régulière au dépanneur où il bosse. Une femme qui rêvait de faire fortune. Entre une bouchée de croustilles et une rasade de boisson gazeuse, le jeune spécule sur ce qui a bien pu arriver à Madeleine, qui s’est mystérieusement mise à changer. Aurait-elle finalement remporté le gros lot? Un conte sur la foi, mais également la peur du changement, qui nous fait prendre conscience que c’est souvent le fait même de rêver qui nous rend heureux, et non la réalisation de nos souhaits les plus fous.

La comédienne Tania Kontoyanni dans le conte « Bleu Néon », de Pierre-Marc Drouin. Photo : Thomas L. Archambault.

La création de Pierre-Marc Drouin, Bleu néon, met en vedette Tania Kontoyanni (magnifique, avec une performance toute en subtilité). Ce soir, Laurence a un rancard avec un homme qui lui plaît beaucoup. Mais elle hésite. Avant de sortir, elle nous raconte la soirée de son anniversaire, il y a trois ans, alors qu’elle attendait une amie en sirotant un cocktail dans un bar miteux. Et sa rencontre, fulgurante, avec un bel et sombre inconnu. Si la soirée a d’abord pris des airs de flirt sensuel, elle s’est terminée dans l’horreur. Laurence a été violée. Une expérience traumatisante et humiliante qui l’a brisée. Un conte bien d’actualité, alors que les initiatives pour dénoncer la culture du viol et expliquer le consentement sexuel se multiplient au Québec, mais aussi à l’étranger.

La comédienne Carmen Sylvestre, dans le conte « Un temps avant la nuit », de Pierre Chamberland. Photo : Thomas L. Archambault.

Un de nos coups de cœur de la soirée : la merveilleuse Carmen Sylvestre, dans Un temps avant la nuit, de Pierre Chamberland. Dans le rôle de Marguerite, une vieille dame « parkée » dans un CHSLD par un de ses fils, la comédienne est infiniment touchante. Assise dans un fauteuil roulant suspendu à de lourdes chaînes, la femme révèle des parcelles de sa vie : son mariage avec son beau Marcel, la naissance de ses deux enfants, ses vacances au bord de l’eau. Des souvenirs doux qui contrastent avec les conditions navrantes dans lesquelles elle survit. Une prise de conscience implacable sur la perte de la dignité des aînés, dans une société où règnent en maîtres la performance et la productivité.

La comédienne Andréanne Théberge, dans le conte « Lucie-aux-phobies », de Marie-Ève Charbonneau. Photo : Thomas L. Archambault.

Lucie travaille dans un bureau. Elle a peur des autres. Quand sa psychologue lui suggère de sortir de sa zone de confort, la jeune femme se dit que le party de bureau de la période des Fêtes est l’occasion idéale pour commencer à déployer ses ailes. La soirée ne se déroulera pas tout à fait comme prévu. Après un dur réveil dans les toilettes de l’entreprise, la mine déconfite et la tête dans le brouillard, Lucie reprendra le contrôle de sa vie. Dans Lucie-aux-phobies, de Marie-Ève Charbonneau, la charmante Andréanne Théberge incarne une fille parfaite dans son imperfection, et surtout hyper attachante. Entourée d’une cinquantaine de classeurs métalliques rouillés, éclairés de l’intérieur, Lucie raconte ses petits et grands malheurs, mais non sans une bonne dose d’humour.

Le comédien Maxim Gaudette dans le conte « Christine », de Jean B. Couvrette. Photo : Thomas L. Archambault.

Dans une petite pièce remplie de casiers, qui évoque un vestiaire sportif, arrive un jeune homme (Maxim Gaudette), qui s’excuse de son retard. C’est qu’il a rencontré Christine, son amour de jeunesse, celle qui faisait battre son cœur quand il avait six ans. Puis, d’autres souvenirs déboulent. Les moments passés avec ses camarades de hockey à l’aréna. Ou dans la voiture, avec l’entraîneur. Tout jeune, il sentait bien que quelque chose ne tournait pas rond dans la vie de son ami. Les années ont passé, et il a compris. En dévoilant des secrets enfouis depuis trop longtemps, le personnage de Christine, de Jean B. Couvrette, se confie sur sa culpabilité, ses regrets de n’avoir pas fait davantage pour sauver son coéquipier des griffes de son agresseur. Un texte qui sert à merveille Maxim Gaudette, un acteur intense qu’on ne se lasse pas de voir au petit écran, au cinéma ou sur les planches.

La comédienne Véronique Pascal dans le conte « Mémoires », de Marie-Pascale Picard. Photo : Thomas L. Archambault.

Mémoires, de Marie-Pascale Picard, est un cri du cœur pour que la société accorde la dignité et le respect auxquels ont droit les membres des Premières Nations, dont plusieurs subissent, encore aujourd’hui, les conséquences des horreurs vécues dans les pensionnats autochtones. Une jeune métisse raconte la disparition de sa mère et les tentatives de sa grand-mère pour la retrouver dans les rues de la métropole. La comédienne Véronique Pascal livre son texte, cru et nécessaire, appuyée à La Fleur de macadam, une sculpture imposante, taillée dans l’acier et la pierre. Une création qui fait écho à la force de ces femmes, à leur résilience à toute épreuve.

La comédienne Ève Pressault dans le conte « Un pick-up pour quekpart », de Maryse Latendresse. Photo : Thomas L. Archambault.

Pour clore le spectacle, un conte plus léger, bien qu’il aborde la question du deuil d’un parent. Un pick-up pour quekpart, de Maryse Latendresse, c’est l’histoire d’un adolescent et de ses deux petites sœurs, qui, un soir, empruntent en secret le camion de leur beau-père pour se rendre à Montréal. Un road trip nocturne pour voir les feux d’artifice, sorte de signe que leur père disparu est toujours là, avec eux. Un joli texte interprété par la comédienne Ève Pressault.

Vous n’avez pu assister à l’une des représentations des Laissés pour contes cette année? Vous pouvez toujours faire la lecture des sept histoires en vous procurant le recueil sur le site de Coïncidences Productions.

www.coincidencesproductions.com/leslaissespourcontes.com

 

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Texte : Karine Tessier

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Du 3 au 10 août, se tient à Montréal la 26e édition du festival Présence autochtone, le plus important événement du genre dans la province. L’an dernier, les différentes activités ont attiré 150 000 spectateurs en salles et sur les sites extérieurs. Encore cet été, les fidèles et les curieux peuvent découvrir le talent de 150 créateurs d’ici et d’ailleurs : cinéastes, musiciens, artistes visuels, écrivains. Fragments Urbains vous partage ses coups de cœur de la programmation.

La sélection de courts et longs métrages de Présence autochtone recèle de petits bijoux. Un mois avant le début de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, lancée par le gouvernement libéral de Justin Trudeau, il faut voir le documentaire Our Sisters in Spirit, le 9 août. Le jeune réalisateur Nick Printup tente d’y expliquer ce fléau, lui qui a des liens amicaux ou familiaux avec neuf de ces femmes.

Vous préférez la fiction? Chasing the Light, de Blackhorse Lowe, est toute une expérience! On y suit les péripéties d’un scénariste dépressif, suite à sa rupture amoureuse. Un film qui brouille les frontières entre drame et comédie, entre documentaire et expérimentation, projeté le 6 août.

À noter également, deux présentations gratuites, le 9 août : Mana Wairoa Maori Pacifica, un programme de courts qui dépeignent la réalité des autochtones du Sud-Pacifique. Et Le Dep, de Sonia Bonspille-Boileau, un suspense qui a beaucoup fait parler dans la dernière année, à voir en plein air.

Le Dep (Version française) from Le Dep de S. Bonspille Boileau on Vimeo.

L’exposition Classic Rock de Riel Benn est un arrêt obligé sur votre parcours à Présence autochtone. On craque complètement pour ces pochettes de disques rock réinterprétées, pour les relier à la cause amérindienne. Vous n’avez aucune raison de la rater, puisqu’elle est présentée en deux volets. D’abord, à l’Espace Ashukan pour la série complète d’œuvres originales, jusqu’au 20 septembre. Puis, sur la rue Sainte-Catherine, en reproductions grands formats, jusqu’au 7 août.

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Que vous aimiez vous trémousser sur des rythmes pop, rock, folk, reggae ou électro, il y a un concert pour vous, du 4 au 7 août, à la Place des Festivals. Ce grand lieu de rassemblement a été métamorphosé pour la durée du festival. La scénographie, signée Michel Marsolais, est à couper le souffle : tipis et maison longue illuminés, cervidés dans les fontaines, et projections murales de Caroline Monnet et Michel Poulin.

Vous y trouverez également de la bouffe de rue autochtone, qui ravira le palais des nombreux foodies montréalais. À l’ardoise : pulled bison au poivre rouge et thé du Labrador et hot-dog de wapiti et fleur d’ail! À moins que vous vouliez goûter la sopa de piedra, la « soupe de roches », un plat traditionnel de la région d’Oaxaca, au Mexique, mitonné par le chef César Gachupin De Dios. Pourquoi « soupe aux roches »? Parce que ce plat de poisson est cuit sur des pierres chauffées à vif!

Pour toutes les informations : www.presenceautochtone.ca

Texte : Karine Tessier

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Les disquaires, les librairies, les boutiques techno sont des passages obligés lorsque vient le temps de faire son shopping des Fêtes. On est sûr d’y dénicher de quoi plaire à notre famille ou nos amis. Voici quelques-uns des coups de cœur de Fragments Urbains, tous à moins de 100 $.

Photo : roxannelowit.tumblr.com

Photo : roxannelowit.tumblr.com

Livre Yves Saint Laurent de Roxanne Lowit

C’est en 1978 que la photographe new-yorkaise Roxanne Lowit rencontre pour la première fois le designer Yves Saint Laurent. Ils sont restés proches jusqu’à la mort du couturier, en 2008. Dans ce bouquin, Lowit nous propose, en plus de 200 clichés, les créations de YSL, les coulisses de ses défilés, ses muses et ses inspirations. Et c’est le compagnon et partenaire d’affaires de Saint Laurent, Pierre Bergé, qui signe la préface de cette publication. Superbe.

Photo : Hachette Book Group

Photo : Hachette Book Group

Livre Live From New York : The Complete Uncensored History of Saturday Night Live as Told by Its Stars, Writers and Guests de James Andrew Miller et Tom Shales

Publié pour la première fois à l’occasion du 30e anniversaire de cette émission de télévision culte, ce livre racontait les péripéties de ses stars, devant et derrière la caméra. Dix autres années sont passées depuis la parution. Les auteurs sont donc retournés au studio 8H pour recueillir d’autres confidences, et ainsi ajouter plus de 100 nouvelles pages à leur bouquin. Sans contredit un must pour les fans de ce show d’humour du samedi soir.

Photo : Warner Bros. Studios

Photo : Warner Bros. Studios

Coffret DVD The Exorcist : The Complete Anthology

Pour les amateurs d’horreur ou tout simplement les collectionneurs de classiques du septième art, voici la série complète de la franchise The Exorcist. D’abord, le premier film, réalisé par William Friedkin en 1973, en version originale et en version augmentée. Aussi, les deuxième et troisième films. Finalement, les deux antépisodes, dirigés par deux cinéastes différents. De quoi donner des frissons pendant plusieurs heures!

Coque à iPhone Givenchy à imprimé Madonna

Vous avez autour de vous une amoureuse de la griffe Givenchy? Cet étui à téléphone intelligent fera palpiter son coeur. On y reconnaît la signature du directeur artistique de la maison, l’Italien Riccardo Tisci : le romantisme sombre, le noir, une touche métallique et les icônes religieuses. So chic!

Photo : Éditions Cardinal

Photo : Éditions Cardinal

Livre Quartier disparus de Catherine Charlebois et Paul-André Linteau

Pour vos proches férus d’histoire ou les Montréalais purs et durs, l’ouvrage de Catherine Charlebois et Paul-André Linteau est une valeur sûre. À l’intérieur, des témoignages et des photos d’archives, pour la plupart inédites, racontent trois quartiers de la métropole disparus : le Red Light, le Faubourg à m’lasse, ainsi que Goose Village. Précieux.

Coffret CD et DVD Live in Dublin de Leonard Cohen

Dance Me to the End of Love, Everybody Knows, Suzanne, Hallelujah, First We Take Manhattan… Elles y sont toutes. Cette captation du monstre sacré Leonard Cohen sur scène en septembre 2013, pendant sa tournée mondiale, est exceptionnelle. Offrir ou s’offrir ce coffret, voilà une merveilleuse façon de célébrer le 80e anniversaire de ce grand, très grand poète montréalais.

Photo : Rifle Paper Co.

Photo : Rifle Paper Co.

Carnets Rifle Paper Co.

On a beau collectionner les appareils à la fine pointe de la technologie, reste que les carnets et bloc-notes sont toujours pratiques et possèdent un charme indéniable. Ceux-ci ne font pas exception! Délicate et féminine, la papeterie Rifle Paper Co. est disponible dans plusieurs points de vente et sur son site Web.

Photo : Guides Ulysse

Photo : Guides Ulysse

Livre Le Tour du monde à Montréal de Linda Aïnouche

Pourquoi ne pas jouer au touriste dans sa propre ville? C’est ce que nous propose l’auteure de ce bouquin, publié aux réputées éditions Guides Ulysse. Linda Aïnouche nous emmène faire avec elle le tour des insitutions culturelles, lieux de culte, restaurants, épiceries, boutiques et autres lieux de sorties d’une soixantaine de communautés culturelles vivant sur l’île de Montréal. S’ajoutent à tout ça les impressions et bonnes adresses de Boucar Diouf, Kim Thuy, François Bugingo ou Marco Calliari. Une jolie façon de redécouvrir sa ville et de profiter au maximum de sa richesse culturelle.

Photo : SODEP

Photo : SODEP

Abonnement au magazine Art Le Sabord

Cette revue publiée à Trois-Rivières depuis 1983 offre à ses lecteurs des créations littéraires et visuelles, surtout de la poésie et de l’art contemporain. Pour chaque parution, des écrivains francophones et des artistes de partout sur le globe se réunissent autour d’un thème : le renoncement, la transmission, les cinq sens… Une très chouette découverte à faire. Pour s’abonner, on visite le site de la Société de développement des périodiques culturels québécois.

Photo : shop.garancedore.fr

Photo : shop.garancedore.fr

Calendrier Garance Doré 2015

Toute fashionista qui se respecte connaît la blogueuse, photographe et illustratrice Garance Doré. Pour accompagner les modeuses et les inspirer tout au long de 2015, voici un calendrier tout aussi charmant qu’élégant, dans lequel sont rassemblés certains des plus beaux croquis publiés sur le site Internet de la it girl française. Disponible dans la boutique en ligne de Garance Doré.

Photo : Abrams Books

Photo : Abrams Books

Cahier à colorier Bun B’s Rap Coloring and Activity Book de Shea Serrano et Bun B

Un cadeau parfait pour les… grands enfants fans de hip-hop. Des mots mystères, des dessins à colorier, des labyrinthes, des jeux de mots, tout ça mettant en vedette des stars de la musique urbaine, de Drake à Questlove, en passant par LL Cool J et Ice-T. Jouissif.

Photo : iStore

Photo : iStore

Housse à iPad Anchor de Herschel

On aime à la folie les collections de cette compagnie canadienne, composées d’items durables à imprimés de pois, de camouflage ou de petits chevaux. Cette housse rembourrée protégera votre tablette électronique, en plus de vous donner un look d’enfer. Disponible à la boutique iStore et sur son site Web.

Photo : iStore

Photo : iStore

Clé USB Despicable Me

Il y a des semaines où on aimerait bien avoir à notre disposition une armée de Minions pour arriver à terminer notre to-do list. Pour ça, on ne peut pas vous aider. Par contre, vous pourrez avoir avec vous en tout temps vos documents importants grâce à cette trop mignonne clé USB à l’effigie des petits bonhommes jaunes des films Despicable Me. Disponible à la boutique iStore et sur son site Web.

Photo : Éditions Somme Toute

Photo : Éditions Somme Toute

Livre 40 ans de vues rêvées : L’imaginaire des cinéastes québécoises depuis 1972, collectif

La vie rêvée de Mireille Dansereau, sorti en salles en 1972, est le premier long métrage de fiction réalisé par une Québécoise. De nos jours, elles sont plus d’une soixantaine à nous faire rêver, pleurer, rire et réfléchir avec leurs oeuvres. Un collectif a eu l’idée d’offrir aux cinéphiles ce livre, composé d’une succession de rencontres avec les cinéastes québécoises, question d’en apprendre plus sur leur parcours, leurs sources d’inspiration et les thèmes qu’elles abordent dans leurs vues. Un recueil touchant et qui pousse à l’action.

Texte et photos: Audrwey A.

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Pour celles et ceux qui souhaitent s’offrir un voyage dans le temps, rendez-vous à l’exposition Plages à Paris selon Daumier qui se tient actuellement à la Maison de Balzac.

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Dans cette habitation située au 47, rue Raynouard dans le 16e arrondissement parisien et occupée par l’écrivain pendant sept ans, le visiteur se déplace du cabinet de travail de l’auteur de La Comédie Humaine décoré de quelques-uns de ses objets personnels, dont sa table et son fauteuil, et de portraits de ses proches aux autres pièces où sont exposés quelques manuscrits et œuvres originales.

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Mais pour se plonger dans le Paris Plages du 19e siècle, direction le sous-sol. C’est dans cette partie de la maison que la Seine « prend le dessus », grâce aux peintures et lithographies signées par Honoré Daumier et qui composent cette exposition.

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Publiées dans Le Charivari, journal illustré satirique français de l’époque, les œuvres du graveur-caricaturiste mettent en scène les Parisiens à travers les jeux aquatiques auxquels ils s’adonnaient tels que la baignade, le canotage et la pêche à la ligne au contact du fleuve.

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Pour vous offrir une « ballade fluviale » ou participer aux ateliers-lectures organisés, rendez-vous donc jusqu’au 28 septembre à la Maison de Balzac.

Site Web officiel de la Maison de Balzac : www.balzac.paris.fr

Visitez l’édition 2014 de Paris Plages avec nous ici!