Archives de la catégorie ‘Arts visuels’

Texte : Karine Tessier

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

L’an dernier, 17 000 visiteurs avaient envahi le Hangar 16, dans le Vieux-Port de Montréal, pour visiter la plus importante foire d’art contemporain au Québec, Papier 16. L’événement d’envergure avait alors généré des ventes dépassant le million de dollars.

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Ce printemps, du 21 au 23 avril, les amateurs d’art, collectionneurs, professionnels et les curieux se donnent rendez-vous à l’Arsenal, Art contemporain, dans le quartier Griffintown, un ancien chantier naval fondé en 1853, pour découvrir le travail de 300 artistes, représentés par 39 galeries canadiennes.

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Papier 17, la 10e édition de cette fête dédiée au médium du papier, ouvre non seulement ses portes gratuitement à tous les intéressés, mais on peut également s’y porter acquéreur d’œuvres à des prix plus accessibles que ce qu’on peut généralement voir à l’intérieur des murs des galeries.

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Bien plus qu’un lieu d’exposition et de vente, la foire se veut un lieu d’échange et d’éducation. Des visites guidées y sont offertes tous les jours. À ne pas manquer, les tables rondes, qui seront pour la première fois enregistrées et rediffusées sur les plateformes Web de Papier 17. Les présentations vous aideront à démystifier l’art thérapie, comprendre les enjeux du marché de l’art au Canada, vous feront réfléchir sur l’art numérique et la performance dans les musées, en plus de vous présenter le métier de galeriste.

Papier 17, du 21 au 23 avril 2017 à l’Arsenal, Art contemporain, à Montréal.

Pour toutes les informations : papiermontreal.com

Pour lire nos entrevues avec trois galeristes présents à Papier 17, soit Galerie Station 16, Galerie Trois Points et Galerie Robert Poulin, c’est ici.

Papier 16. Photo : Jean-Michael Seminaro.

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Texte : Karine Tessier

Pour sa neuvième édition, le festival Art souterrain propose aux Montréalais de déambuler dans les sous-sols de la ville autrement. Et si, pendant un mois, on s’attardait dans les couloirs de la métropole, plutôt que de simplement reproduire le cycle métro-boulot-dodo?

Inflatabowl, installation de Laurent Perbos.

C’est ce qu’offre cet événement à grand déploiement, du 4 au 26 mars, dans plus de 15 lieux. Sur ce parcours de six kilomètres, vous pourrez admirer les œuvres de plus de 60 artistes d’ici et d’ailleurs, en plus de participer à des visites guidées, des performances et des conférences.

Diaspora, photos d’Omar Victor Diop.

Le thème de cette année : Jeu et diversion. Depuis toujours, l’humain éprouve le besoin de se détendre, de se divertir. Mais où trace-t-on la ligne entre les activités qui le libèrent et celles qui l’aliènent? Mais, surtout, l’homme et la femme sont-ils maîtres de leur destin?

Ballon LV, installation de Chloé Lefebvre.

À chaque époque, à chaque culture ses propres moyens de combler ce besoin d’évasion. De nos jours, les propositions pullulent : fêtes, jeux vidéo, spectacles, séries télé, sports, Internet… Nous voilà amusés, relaxés. Mais vivrons-nous jamais dans cette société des loisirs que prédisaient les futurologues des années 1960?

Peinture canadienne, installation de Marc-Antoine K. Phaneuf.

Pour alimenter notre réflexion, tout autant qu’insuffler une bonne dose de beauté dans cette fin d’hiver glaciale, des dizaines de photos, de vidéos, de sculptures, d’installations, d’œuvres numériques et de performances, réparties dans les souterrains de Montréal.

Jersey Girls, sculpture de Bevan Ramsay.

Pour en apprendre plus sur les artistes de cette neuvième édition du festival, un audioguide est disponible gratuitement dans plusieurs édifices participants, de même qu’aux bornes du parcours et sur le site Web de l’événement. Maintenant, la question qui s’impose : par où commencer?

Trop c’est comme pas assez, sculpture de Matthieu Sabourin.

Pour toutes les informations : www.artsouterrain.com

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Texte : Véronique Bonacorsi

Ce mois de mars, le Musée de la mode propose aux amateurs d’esthétisme et de bon goût Les Mercredis bleus, un événement interactif sympathique, format 5 à 7, nous plongeant dans l’univers de la couleur bleue.

Ciel, marine, cyan, saphir… Les déclinaisons de cette teinte nous entourent partout où se pose notre regard. Le bleu attire et ne cesse d’inspirer les grands créateurs comme les humbles artisans, chacun cherchant à manier les éléments, naturels comme synthétiques, pour en recréer la splendeur.

Photo : Véronique Bonacorsi.

L’actuelle exposition du Musée de la mode, intitulée Fréquence bleue, se présente comme un parcours multimédia de cette couleur spécifique. Après un bref goûter avec thé et biscuits, les participants sont invités à découvrir les origines, l’importance historique et, surtout, diverses manifestations vestimentaires de ce champ chromatique. Des robes de haute couture au simple jeans, il est indéniable que l’humain aime s’habiller en bleu.

Photo : Véronique Bonacorsi.

La deuxième heure de l’événement Mercredis bleus est consacrée à la présentation – informelle et parfaitement relaxe – de trois exposants du vaste domaine des arts qui partagent leur processus de création. Lors de la soirée du 8 mars, Journée internationale des femmes, trois femmes nous ont introduits à leurs réalisations.

Amaris Chow-Santos est étudiante du Centre design et impression textile de Montréal. Elle travaille le textile, mais aussi le papier, et maîtrise les longs processus de teinture visant à fabriquer une couleur précise. Une Québécoise née de parents panaméens, c’est plutôt le Japon qui lui sert de véritable source d’idées, surtout en ce qui a trait à la richesse du bleu.

Importante collaboratrice à Fréquence bleue, la collectionneuse Louise Comeau opère depuis beaucoup moins d’années que les innombrables trouvailles qui remplissent chaque recoin de son appartement. Avec beaucoup d’humour, et peut-être un peu de gêne, la femme avoue que sa véritable passion, c’est de fouiller et de trouver des pièces, vêtements comme accessoires, de différentes époques. Certains morceaux de sa collection ont même été sélectionnés pour des tournages de films, tels que Les Amours imaginaires et Brooklyn.

La joaillière Caroline Rivière a reçu son diplôme de l’École de joaillerie de Montréal en 2015. Sa passion pour le monde sous-marin la pousse à quitter l’exotique Nouvelle-Calédonie pour venir étudier la biologie marine au Québec. Un changement de carrière s’est imposé, mais l’inspiration reste la même : elle est parvenue à créer des pièces uniques s’inspirant des paysages de son enfance, dont un collier ayant la forme de son île natale, représentant des centaines d’heures de travail.

L’incursion chromatique des Mercredis bleus se poursuit, pour une dernière soirée, le 29 mars. Quant à elle, l’exposition Fréquence bleue se termine le 9 avril prochain.

Pour plus d’informations : museedelamode.ca

Fondé en 1979 à Saint-Lambert, le Musée de la mode a ouvert ses portes dans le Vieux-Montréal, au Marché Bonsecours, en 2013.

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Texte : Audrwey A.

Charlotte_Le_Bon_1

Du mannequinat au cinéma, en passant par la case météo dans l’émission Le Grand Journal de Canal +, Charlotte Le Bon a su laisser son « empreinte » sur le petit et le grand écran en côtoyant de grands personnages. Elle a eu notamment l’occasion de « travailler » au côté d’Astérix devant la caméra de Laurent Tirard, se faire habiller par le Yves Saint Laurent de Jalil Lespert et prêter sa voix à Joie dans Vice-Versa.

Depuis le mois de septembre et jusqu’au 10 novembre prochain, c’est dans le troisième arrondissement parisien qu’on la retrouve à la Galerie Cinéma, pour sa première exposition intitulée One Bedroom Hotel on the Moon.

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À travers ses créations pleines d’humour, elle invite le public à venir découvrir son univers éclectique et poétique, où ses illustrations prennent vie sous les traits d’H.H. l’homme à la tête de cœur, de petites crottes devant lesquelles on ne peut s’empêcher de sourire, de peaux de banane, d’un monstre poilu et de petits mots « pour dire simplement de grandes choses ».

Après Charlotte Le Bon actrice et Charlotte Le Bon illustratrice, le public peut également faire connaissance, dans la salle de projection de la galerie, avec Charlotte Le Bon réalisatrice grâce à la bande-annonce de son court métrage Modern Monster tourné durant l’été 2015.

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L’exposition One Bedroom Hotel on the Moon de Charlotte Le Bon est présentée jusqu’au 10 novembre 2016 à la Galerie Cinéma.

Site Web officiel de la galerie : galerie-cinema.com

Site Web officiel de Charlotte Le Bon : www.lebonlebon.com

Texte : Karine Tessier

Présence_autochtone_affiche

Du 3 au 10 août, se tient à Montréal la 26e édition du festival Présence autochtone, le plus important événement du genre dans la province. L’an dernier, les différentes activités ont attiré 150 000 spectateurs en salles et sur les sites extérieurs. Encore cet été, les fidèles et les curieux peuvent découvrir le talent de 150 créateurs d’ici et d’ailleurs : cinéastes, musiciens, artistes visuels, écrivains. Fragments Urbains vous partage ses coups de cœur de la programmation.

La sélection de courts et longs métrages de Présence autochtone recèle de petits bijoux. Un mois avant le début de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, lancée par le gouvernement libéral de Justin Trudeau, il faut voir le documentaire Our Sisters in Spirit, le 9 août. Le jeune réalisateur Nick Printup tente d’y expliquer ce fléau, lui qui a des liens amicaux ou familiaux avec neuf de ces femmes.

Vous préférez la fiction? Chasing the Light, de Blackhorse Lowe, est toute une expérience! On y suit les péripéties d’un scénariste dépressif, suite à sa rupture amoureuse. Un film qui brouille les frontières entre drame et comédie, entre documentaire et expérimentation, projeté le 6 août.

À noter également, deux présentations gratuites, le 9 août : Mana Wairoa Maori Pacifica, un programme de courts qui dépeignent la réalité des autochtones du Sud-Pacifique. Et Le Dep, de Sonia Bonspille-Boileau, un suspense qui a beaucoup fait parler dans la dernière année, à voir en plein air.

Le Dep (Version française) from Le Dep de S. Bonspille Boileau on Vimeo.

L’exposition Classic Rock de Riel Benn est un arrêt obligé sur votre parcours à Présence autochtone. On craque complètement pour ces pochettes de disques rock réinterprétées, pour les relier à la cause amérindienne. Vous n’avez aucune raison de la rater, puisqu’elle est présentée en deux volets. D’abord, à l’Espace Ashukan pour la série complète d’œuvres originales, jusqu’au 20 septembre. Puis, sur la rue Sainte-Catherine, en reproductions grands formats, jusqu’au 7 août.

Présence_autochtone_Riel_Benn

Que vous aimiez vous trémousser sur des rythmes pop, rock, folk, reggae ou électro, il y a un concert pour vous, du 4 au 7 août, à la Place des Festivals. Ce grand lieu de rassemblement a été métamorphosé pour la durée du festival. La scénographie, signée Michel Marsolais, est à couper le souffle : tipis et maison longue illuminés, cervidés dans les fontaines, et projections murales de Caroline Monnet et Michel Poulin.

Vous y trouverez également de la bouffe de rue autochtone, qui ravira le palais des nombreux foodies montréalais. À l’ardoise : pulled bison au poivre rouge et thé du Labrador et hot-dog de wapiti et fleur d’ail! À moins que vous vouliez goûter la sopa de piedra, la « soupe de roches », un plat traditionnel de la région d’Oaxaca, au Mexique, mitonné par le chef César Gachupin De Dios. Pourquoi « soupe aux roches »? Parce que ce plat de poisson est cuit sur des pierres chauffées à vif!

Pour toutes les informations : www.presenceautochtone.ca

Texte : Karine Tessier

Papier16_bannière

Du 21 au 24 avril, se tient dans la métropole la neuvième édition de Papier, une foire d’art contemporain sur… papier, l’une des plus importantes du genre en Amérique du Nord. Organisé par l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC), l’événement donne à voir les créations de 300 artistes d’ici et d’ailleurs, représentés par 38 galeries. Dessins, photographies, collages et autres sculptures vous attendent donc au Hangar 16, au quai de l’Horloge, dans le Vieux-Port, un espace de 2 300 mètres carrés.

Hangar 16.

Hangar 16.

Désireuse de rejoindre le plus de gens possible, l’AGAC s’est donné comme mission de démocratiser l’art contemporain. D’abord, en favorisant la proximité entre le public et les exposants. Mais, également, en proposant aux amateurs d’art et, qui sait, futurs collectionneurs des œuvres plus abordables que celles que l’on retrouve souvent dans les musées et galeries. Pour compléter l’expérience, des visites guidées et des tables rondes sont prévues. Le panel de Lost and Found : Print Publishing After the Internet s’interrogera sur la possible fin du livre, alors que les mondes de l’édition et des médias vivent de nombreux bouleversements. Aussi, L’art contemporain pour les nuls… et les moins nuls, une discussion animée par le critique et professeur Nicolas Mavrikakis, qui permettra de démystifier l’art actuel, ainsi que d’en comprendre les enjeux esthétiques et intellectuels. Un échange incontournable pour ceux qui trouvent les musées et galeries un brin intimidants.

Papier15. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Papier15. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Papier15. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Papier15. Photo : Jean-Michael Seminaro.

Parmi les centaines d’artistes présents à Papier16, certains coups de cœur de Fragments Urbains. À l’espace de la Galerie Antoine Ertaskiran, les paysages destroy en teintes pastel de Kim Dorland, mais aussi les photos bouleversantes de Jacynthe Carrier, qui illustrent la relation entre l’homme et le territoire, qu’il soit rural ou urbain. Du côté de la Galerie Division, l’incontournable Nicolas Baier et ses créations énigmatiques. La Galerie Michel Guimont, quant à elle, vous présente entre autres le travail de Donigan Cumming, des représentations crues de l’humanité et de ses tabous.

Vous êtes fana de films de peur? Passez voir les photos de Natascha Niederstrass au kiosque de la Galerie Trois Points. L’artiste s’inspire en effet du cinéma d’horreur et des faits divers. Si c’est plutôt les créations éclatées qui vous plaisent, vous plongerez volontiers dans l’univers coloré de Dan Brault, à l’espace Laroche/Joncas, un trip d’acide qui mêle collage et graffiti. Et on s’en voudrait de ne pas mentionner aussi le travail de Stikki Peaches, qui vous attend au stand de Station 16, bien connue pour ses portraits trash d’icônes de la pop, réalisés à l’aide de collage, de peinture acrylique et de sérigraphie.

Toutes les informations ici: papiermontreal.com

Papier16 x Scorpion Dagger from AGAC on Vimeo.

Texte : Véronique Bonacorsi

Photo : Véronique Bonacorsi.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Même si la frénésie des activités de la métropole se dissipe avec la fuyante lumière du jour, ceux dans le déni de la fin éventuelle de l’été peuvent encore profiter d’une brève évasion culturelle.  Le temps d’un trottoir, ils sont invités à faire un mini voyage dans le passé pour découvrir un Montréal en changement, gracieuseté du Musée McCord.

Passagers de train marchant dans la neige, près de la gare Windsor, centre-ville, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Passagers de train marchant dans la neige, près de la gare
Windsor, centre-ville, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Les oeuvres du photographe David W. Marvin tiennent la vedette de la 10e exposition hors murs du musée d’histoire. Ces clichés grand format, tirés des archives offertes par la veuve de l’artiste à l’institution, nous invitent à faire une tournée de la ville dans les années 1965 à 1975.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Créateur relativement inconnu, David Wallace Marvin doit peut-être en partie sa vision socialement éveillée à la perte de son ouïe, alors qu’il est enfant, marque de la scarlatine. Originaire de la Nouvelle-Écosse, orphelin, Marvin s’installe à Montréal à l’adolescence. Plus tard, il exercera le métier de correcteur d’épreuves, ce qui lui laissera amplement le temps pour d’intéressantes excursions citadines, appareil photo en main.

Homme marchant dans la rue Murray, Griffintown, vers 1970. Photo : Musée McCord

Homme marchant dans la rue Murray, Griffintown, vers 1970. Photo : Musée McCord

Des gamins marchant sur Dorchester, près d’un chantier. Des « magasineurs » et leurs sacs d’emplettes au centre-ville. Une dame en bikini couchée sur le béton d’un toit à Côte-des-Neiges. Une corde à linge dans une cour de Griffintown, où flottent des vêtements. Chaque photographie constitue une empreinte de vie d’une cité en perpétuelle reconstruction, qu’elle soit urbaine ou humaine.

Peintres de murale, centre-ville, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Peintres de murale, centre-ville, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Les images réunies pour cette exposition dépeignent avec humour et nostalgie le quotidien d’un environnement urbain aux apparences parfois hostiles. Plus que des banalités amusantes d’un temps révolu, ces instants de vie uniques, rendus éternels grâce au photographe, reflètent l’essence de la ville d’aujourd’hui. Avec ses idées, son désir inassouvi de se transformer, Montréal continue de susciter de nombreux débats politiques et sociaux. Et David W. Marvin a su lever le voile sur plusieurs de ces enjeux, probablement sans le savoir.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Photo : Véronique Bonacorsi.

Vous retrouverez l’exposition David W. Marvin : Chroniques de rue 1965-1975 sur l’avenue McGill College, entre le boulevard de Maisonneuve et l’avenue du Président-Kennedy, face à la sculpture La Foule illuminée. Cette activité gratuite, accessible en tout temps, prend fin le 18 octobre prochain.

Site Web officiel du Musée McCord : www.mccord-museum.qc.ca/fr

Texte : Karine Tessier

MURAL_logo

Du 4 au 14 juin 2015, la Main vibrera au rythme de la troisième édition de MURAL. D’abord un festival d’art public, l’événement propose aussi des concerts, des films, des conférences, des expositions, du shopping et de la bouffe en plein air. Mais surtout, il permettra aux Montréalais d’assister à la naissance de 20 nouvelles murales créées par des artistes d’ici et d’ailleurs, ce qui portera à 50 le nombre d’œuvres peintes depuis 2013. Un parcours coloré de plus de deux kilomètres sur le boulevard St-Laurent, à admirer toute l’année durant. Voici les événements qui ont retenu notre attention dans la programmation festive de MURAL cette année.

 

Vendredi 5 juin – High Klassified et Da-P – APT. 200

On l’a déjà vu aux platines de l’Igloofest et du Piknic Electronik, et on en redemande. Le jeune D.J. et producteur High Klassified, originaire de Laval et maintenant de l’équipe Fool’s Gold, le label du Montréalais A-Trak, nous envoûtera avec ses rythmes hip-hop mélodiques.

 

Oeuvre du duo de muralistes Bicicleta Sem Freio, qui sera au festival MURAL cette année.

Oeuvre du duo de muralistes Bicicleta Sem Freio, qui sera au festival MURAL cette année.

Samedi 6 juin – BOI-1DA et MYFRIENDERIC – APT. 200

Le producteur de Toronto BOI-1DA a travaillé, entre autres, avec Drake, Eminem, Rick Ross, Childish Gambino, Nicki Minaj, Meek Mill, Lil’ Wayne et Big Sean. Juste ça! Le passage dans la métropole de ce lauréat de trois prix Grammy est à ne pas manquer.

Oeuvre de la muraliste Faith47, qui sera au festival MURAL cette année.

Oeuvre de la muraliste Faith47, qui sera au festival MURAL cette année.

Mercredi 10 juin – conférence de Martha Cooper – Cinéma Excentris

La photojournaliste américaine Martha Cooper a notamment travaillé pour le New York Post dans les années 1970. Pourquoi sa participation à MURAL? C’est que l’artiste est surtout connue pour avoir documenté la scène new-yorkaise du graffiti dans les décennies 1970 et 1980. Elle a d’ailleurs publié un bouquin sur le sujet avec Henry Chalfant, Subway Art, lancé en 1984, puis réédité en 2009. Un must pour votre table à café!

Vendredi 12 juin – Eden de Mia Hansen-Løve – Cinéma Excentris

Ce long métrage raconte les tribulations de deux D.J. en pleine période d’effervescence de la musique électronique française. Au menu : sexe, drogue et French Touch. Pour en savoir davantage, lisez notre critique du film sur le site du Cinéma Excentris.

Fool's_Gold

Dimanche 14 juin – Fool’s Gold Homecoming, avec A-Trak, Rome Fortune, STWO, Post Malone, Shash’U, Nick Catchdubs, High Klassified, Simahlak, Nick Luxe

Champion de plusieurs compétitions internationales de platinisme, collaborateur de Kanye West sur ses premiers albums, le D.J. et producteur montréalais A-Trak est une star. Pour l’incontournable block party de MURAL, il s’amène avec la famille Fool’s Gold, l’étiquette qu’il a lancée.

 

On a aussi hâte de bouger sur le hip-hop lourd de l’Américain Rome Fortune, qui mêle beats classiques, trap et électro.

Et on n’oublie pas le groovy Montréalais Shash’U, avec ses sonorités hip-hop, funk et électro.

Oeuvre du duo de muralistes 2alas, qui sera au festival MURAL cette année.

Oeuvre du duo de muralistes 2alas, qui sera au festival MURAL cette année.

 

Le Market – parc du Portugal

Du shopping en plein air? On dit oui! Surtout que ce marché éphémère propose aux plus stylés des bijoux, vêtements et accessoires d’une vingtaine de griffes hyper branchées. Parmi nos marques favorites : les tissus à influence ouest-africaine de Clove Clothing, les broderies naïves de De l’île, les cotons ouatés déjantés de Pony, les délicates créations de This ilk, et les hoodies avec similicuir de Casablank.

Clove Clothing

Clove Clothing

De l'île

De l’île

Pony

Pony

This ilk

This ilk

Casablank

Casablank

Site Web officiel du festival MURAL : muralfestival.com

Texte : Véronique Bonacorsi

EspacePourLaVie

Proclamée année internationale de la lumière par l’UNESCO, 2015 sera aussi célébrée sous ce thème par Espace pour la vie grâce à sa nouvelle programmation.

Les équipes du Biodôme, de l’Insectarium, du Planétarium Rio Tinto Alcan et du Jardin botanique ont concocté des activités multidisciplinaires éclatantes permettant d’expérimenter la nature à travers la source même de sa vie. En explorant les variantes lumineuses que proposent les nouveautés, les visiteurs auront le privilège d’être aux premières loges de la synergie entre arts et sciences.

EspacePourLaVie_Insectarium_Lucioles

Cet été, à l’Insectarium, il sera possible de se glisser dans la peau d’une luciole, qui utilise de façon ludique sa lumière pour communiquer son désir de rencontre. Munis de divers objets et plongés dans un univers interactif, nous pourrons recréer le comportement de cet insecte luminescent et ainsi découvrir son mode de vie si poétique, mais fragile. À vos lucioles, présenté du 20 juin au 30 août, a été conçu par Étienne Paquette et Mathieu Le Sourd.

Photo : American Museum of Natural History.

Photo : American Museum of Natural History.

Photo: American Museum of Natural History.

Photo: American Museum of Natural History.

À l’opposé de ce qui est éclairé se trouve inévitablement un côté sombre. Avec les spectacles Dark Universe (dès le 7 juillet), en provenance du American Museum of Natural History, et Pluton : chronique d’une ex-planète (7 juillet au 8 novembre), le Planétarium se fixe la mission de nous faire voir l’infini invisible. La première présentation nous proposera un voyage intergalactique depuis l’événement du Big Bang, tandis que la deuxième nous rapportera des nouvelles de Pluton, depuis le premier survol de la sonde Horizons de la planète naine. De plus, en automne 2015, Aurorae célébrera les fascinantes aurores boréales.

Chloé Lacasse. Photo : Martin Tremblay.

Chloé Lacasse. Photo : Martin Tremblay.

Fanny Bloom. Photo : Christine Grosjean.

Fanny Bloom. Photo : Christine Grosjean.

Oliver Jones.

Oliver Jones.

« Des samedis et dimanches magiques ». C’est ce que nous réserve Charles-Mathieu Brunelle, le directeur d’Espace pour la vie, pour le Jardin botanique en 2015. Les cinq sens des promeneurs seront stimulés par les concerts inspirés dans la saulaie d’une multitude de musiciens, tels que Diane Tell, Florence K et Antoine Gratton. Et sur la grande scène, les projecteurs se tourneront vers les renommés Marc Hervieux (14 juin) et Oliver Jones (23 août). Un innovant parcours acoustique nous attend donc toutes les fins de semaine entre le 6 juin et le 30 août.

Outre les nouveautés, nous devons souligner le retour de quelques activités populaires. Du 20 juin au 7 septembre, le Biodôme offrira une deuxième chance de faire la connaissance avec sa bande de paresseux, qui a d’ailleurs connu la naissance d’un nouveau membre l’hiver dernier!

Les incontournables Jardins de lumière se déploieront une nouvelle fois lorsque la température recommencera à se rafraîchir et que les rayons du soleil se feront de plus en plus timides. Cette année, le mandat de concevoir le parcours nocturne du Jardin des Premières-Nations revient à Louis-Xavier Gagnon-Lebrun et Félix Dagenais, de ATOMIC3 inc. Le projet de ces derniers a été choisi grâce au premier concours en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal.

Pour plus d’informations ou pour planifier votre visite, visitez le site Web officiel d’Espace pour la vie : espacepourlavie.ca

Texte : Karine Tessier

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Les disquaires, les librairies, les boutiques techno sont des passages obligés lorsque vient le temps de faire son shopping des Fêtes. On est sûr d’y dénicher de quoi plaire à notre famille ou nos amis. Voici quelques-uns des coups de cœur de Fragments Urbains, tous à moins de 100 $.

Photo : roxannelowit.tumblr.com

Photo : roxannelowit.tumblr.com

Livre Yves Saint Laurent de Roxanne Lowit

C’est en 1978 que la photographe new-yorkaise Roxanne Lowit rencontre pour la première fois le designer Yves Saint Laurent. Ils sont restés proches jusqu’à la mort du couturier, en 2008. Dans ce bouquin, Lowit nous propose, en plus de 200 clichés, les créations de YSL, les coulisses de ses défilés, ses muses et ses inspirations. Et c’est le compagnon et partenaire d’affaires de Saint Laurent, Pierre Bergé, qui signe la préface de cette publication. Superbe.

Photo : Hachette Book Group

Photo : Hachette Book Group

Livre Live From New York : The Complete Uncensored History of Saturday Night Live as Told by Its Stars, Writers and Guests de James Andrew Miller et Tom Shales

Publié pour la première fois à l’occasion du 30e anniversaire de cette émission de télévision culte, ce livre racontait les péripéties de ses stars, devant et derrière la caméra. Dix autres années sont passées depuis la parution. Les auteurs sont donc retournés au studio 8H pour recueillir d’autres confidences, et ainsi ajouter plus de 100 nouvelles pages à leur bouquin. Sans contredit un must pour les fans de ce show d’humour du samedi soir.

Photo : Warner Bros. Studios

Photo : Warner Bros. Studios

Coffret DVD The Exorcist : The Complete Anthology

Pour les amateurs d’horreur ou tout simplement les collectionneurs de classiques du septième art, voici la série complète de la franchise The Exorcist. D’abord, le premier film, réalisé par William Friedkin en 1973, en version originale et en version augmentée. Aussi, les deuxième et troisième films. Finalement, les deux antépisodes, dirigés par deux cinéastes différents. De quoi donner des frissons pendant plusieurs heures!

Coque à iPhone Givenchy à imprimé Madonna

Vous avez autour de vous une amoureuse de la griffe Givenchy? Cet étui à téléphone intelligent fera palpiter son coeur. On y reconnaît la signature du directeur artistique de la maison, l’Italien Riccardo Tisci : le romantisme sombre, le noir, une touche métallique et les icônes religieuses. So chic!

Photo : Éditions Cardinal

Photo : Éditions Cardinal

Livre Quartier disparus de Catherine Charlebois et Paul-André Linteau

Pour vos proches férus d’histoire ou les Montréalais purs et durs, l’ouvrage de Catherine Charlebois et Paul-André Linteau est une valeur sûre. À l’intérieur, des témoignages et des photos d’archives, pour la plupart inédites, racontent trois quartiers de la métropole disparus : le Red Light, le Faubourg à m’lasse, ainsi que Goose Village. Précieux.

Coffret CD et DVD Live in Dublin de Leonard Cohen

Dance Me to the End of Love, Everybody Knows, Suzanne, Hallelujah, First We Take Manhattan… Elles y sont toutes. Cette captation du monstre sacré Leonard Cohen sur scène en septembre 2013, pendant sa tournée mondiale, est exceptionnelle. Offrir ou s’offrir ce coffret, voilà une merveilleuse façon de célébrer le 80e anniversaire de ce grand, très grand poète montréalais.

Photo : Rifle Paper Co.

Photo : Rifle Paper Co.

Carnets Rifle Paper Co.

On a beau collectionner les appareils à la fine pointe de la technologie, reste que les carnets et bloc-notes sont toujours pratiques et possèdent un charme indéniable. Ceux-ci ne font pas exception! Délicate et féminine, la papeterie Rifle Paper Co. est disponible dans plusieurs points de vente et sur son site Web.

Photo : Guides Ulysse

Photo : Guides Ulysse

Livre Le Tour du monde à Montréal de Linda Aïnouche

Pourquoi ne pas jouer au touriste dans sa propre ville? C’est ce que nous propose l’auteure de ce bouquin, publié aux réputées éditions Guides Ulysse. Linda Aïnouche nous emmène faire avec elle le tour des insitutions culturelles, lieux de culte, restaurants, épiceries, boutiques et autres lieux de sorties d’une soixantaine de communautés culturelles vivant sur l’île de Montréal. S’ajoutent à tout ça les impressions et bonnes adresses de Boucar Diouf, Kim Thuy, François Bugingo ou Marco Calliari. Une jolie façon de redécouvrir sa ville et de profiter au maximum de sa richesse culturelle.

Photo : SODEP

Photo : SODEP

Abonnement au magazine Art Le Sabord

Cette revue publiée à Trois-Rivières depuis 1983 offre à ses lecteurs des créations littéraires et visuelles, surtout de la poésie et de l’art contemporain. Pour chaque parution, des écrivains francophones et des artistes de partout sur le globe se réunissent autour d’un thème : le renoncement, la transmission, les cinq sens… Une très chouette découverte à faire. Pour s’abonner, on visite le site de la Société de développement des périodiques culturels québécois.

Photo : shop.garancedore.fr

Photo : shop.garancedore.fr

Calendrier Garance Doré 2015

Toute fashionista qui se respecte connaît la blogueuse, photographe et illustratrice Garance Doré. Pour accompagner les modeuses et les inspirer tout au long de 2015, voici un calendrier tout aussi charmant qu’élégant, dans lequel sont rassemblés certains des plus beaux croquis publiés sur le site Internet de la it girl française. Disponible dans la boutique en ligne de Garance Doré.

Photo : Abrams Books

Photo : Abrams Books

Cahier à colorier Bun B’s Rap Coloring and Activity Book de Shea Serrano et Bun B

Un cadeau parfait pour les… grands enfants fans de hip-hop. Des mots mystères, des dessins à colorier, des labyrinthes, des jeux de mots, tout ça mettant en vedette des stars de la musique urbaine, de Drake à Questlove, en passant par LL Cool J et Ice-T. Jouissif.

Photo : iStore

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Housse à iPad Anchor de Herschel

On aime à la folie les collections de cette compagnie canadienne, composées d’items durables à imprimés de pois, de camouflage ou de petits chevaux. Cette housse rembourrée protégera votre tablette électronique, en plus de vous donner un look d’enfer. Disponible à la boutique iStore et sur son site Web.

Photo : iStore

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Clé USB Despicable Me

Il y a des semaines où on aimerait bien avoir à notre disposition une armée de Minions pour arriver à terminer notre to-do list. Pour ça, on ne peut pas vous aider. Par contre, vous pourrez avoir avec vous en tout temps vos documents importants grâce à cette trop mignonne clé USB à l’effigie des petits bonhommes jaunes des films Despicable Me. Disponible à la boutique iStore et sur son site Web.

Photo : Éditions Somme Toute

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Livre 40 ans de vues rêvées : L’imaginaire des cinéastes québécoises depuis 1972, collectif

La vie rêvée de Mireille Dansereau, sorti en salles en 1972, est le premier long métrage de fiction réalisé par une Québécoise. De nos jours, elles sont plus d’une soixantaine à nous faire rêver, pleurer, rire et réfléchir avec leurs oeuvres. Un collectif a eu l’idée d’offrir aux cinéphiles ce livre, composé d’une succession de rencontres avec les cinéastes québécoises, question d’en apprendre plus sur leur parcours, leurs sources d’inspiration et les thèmes qu’elles abordent dans leurs vues. Un recueil touchant et qui pousse à l’action.