Archives de la catégorie ‘Musique’

ENTREVUE AVEC IZRA L DU GROUPE H’SAO

Texte : Karine Tessier

H'Sao

C’est dans les années 1990 que se forme le groupe H’Sao, qui signifie Hirondelle des Sao, les ancêtres des Tchadiens. Au départ, les frères Rimtobaye et leurs amis d’enfance performent dans les églises. En 2001, ils débarquent pour une première fois en sol canadien pour les Jeux de la Francophonie, où ils remportent la médaille de bronze au concours de chansons. Séduits, ils déménagent leurs pénates à Montréal. Depuis, la formation a conquis le public partout sur le globe avec ses voix envoûtantes et ses mélodies, qui allient le gospel, la soul, le jazz et les sonorités traditionnelles africaines.

Au Festival international Nuits d’Afrique, H’Sao montera sur la scène du Théâtre Fairmount de Montréal pour lancer son quatrième album, Saar, qui marque un retour aux sources, avec le style dépouillé qui est devenu sa marque de commerce. Fragments Urbains s’est entretenu pour l’occasion avec le benjamin du quatuor, Izra L.

H’Sao existe depuis une vingtaine d’années. Qu’est-ce qui a changé dans votre façon de travailler, dans votre musique?

Déjà, l’environnement. Depuis plusieurs années, nous vivons au Québec. C’est un grand changement. Nous avons ici plus de facilité à faire les choses comme on le veut. Au Tchad, nous n’avions qu’une guitare. Ça nous a permis de développer notre côté vocal; nous imitions les instruments de musique. Ici, nous avons découvert de nouvelles influences, ajouté des instruments. Le groupe a toujours été ouvert aux musiques modernes, qu’elles viennent de l’Amérique du Nord ou de l’Europe.

À vos débuts, vous étiez reconnus pour vos prouesses a cappella.

Au départ, ce n’était pas un choix, mais une nécessité puisque nous n’avions pas d’instruments! Mais ce n’était pas frustrant. Nous avions du plaisir à chanter, d’abord à l’église, puis à la maison. Les gens appréciaient nos voix. Mais, arrivés ici, nos performances a cappella sont devenues notre marque de commerce.

H'Sao_Saar

Sur votre nouvel album, Saar, vous faites un retour aux sources, avec un son plus dépouillé.

Oui, avec seulement nos voix, une guitare et un peu de percussions. Ça faisait un bail qu’on nous le demandait! Au départ, on voulait faire un album carrément a cappella. Puis, on s’est retrouvés à travailler avec une guitare, comme nous le faisions à nos débuts.

H’Sao donne maintenant des concerts au Canada, aux États-Unis, en Amérique du Sud, en Europe, en Asie, en Australie… Comment les différents publics réagissent-ils à votre musique?

Leurs réactions sont communes. Les gens sont toujours ébahis, captivés quand nous chantons a cappella. Pour eux, c’est du jamais vu, du jamais entendu. Même s’ils ne comprennent pas un mot de ce que nous chantons, ils se retrouvent dans notre musique. Elle leur fait du bien. De notre côté, ça nous donne la force et la joie de continuer. Voir que le public adore nos spectacles, qu’il chante et danse avec nous, c’est un sentiment extraordinaire!

Vos fans ne comprennent pas toujours vos paroles, mais ils ressentent les émotions qui se dégagent de votre musique.

Exactement! C’est toujours la même chose partout. Comme quoi, au fond, on est différents, mais, à l’intérieur, spirituellement, on est tous de la même couleur.

 

Votre musique est empreinte de spiritualité. Quelle importance a la religion dans votre parcours artistique?

Notre père est pasteur. Donc, notre aventure a vraiment commencé à l’église, avec le gospel à l’africaine. Et ça nous a suivis jusqu’à aujourd’hui, c’est dans notre sang. Jeunes, on écoute et on accepte. Après, en vieillissant, on remet beaucoup de choses en question. Nous croyons toujours en Dieu, nous sommes toujours chrétiens, mais nous sommes très ouverts. Nous voyons la vérité en face, nous discutons. Nous assumons totalement ces remises en question; nous sommes bien là-dedans. Mais nous reconnaissons également que la religion est la base qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui.

Sur vos albums, vous abordez des thèmes durs, comme la discrimination, l’exil, la guerre… Pour vous, un artiste se doit-il d’être engagé?

Ce n’est pas obligatoire. Nul besoin de tout intellectualiser. C’est un choix que nous avons fait. H’Sao s’est donné comme mission d’éduquer les gens, de dénoncer les choses qui ne vont pas. Surtout venant d’un pays comme le nôtre, qui n’est pas vraiment stable. Là-bas, c’est la dictature, la guerre, les gens opprimés et les mariages forcés. Nous avons eu la chance de nous établir ici, où nous avons appris beaucoup de choses, et nous voulons partager notre expérience. La population au Tchad ne sait pas qu’elle a des droits, une liberté, qu’elle n’a pas à subir ça. C’est un devoir, mais que nous accomplissons dans le plaisir.

Et comment H’Sao poursuivra-t-il cette mission dans les prochains mois?

Le groupe a beaucoup de spectacles en vue, davantage aux États-Unis. Depuis l’an dernier, la demande se fait croissante là-bas. Puis, nous prévoyons repartir au Tchad. Et nous avons aussi l’intention d’amener le nouvel album en France.

Site Web officiel du groupe : http://www.hsao.ca/

Site Web officiel du Festival international Nuits d’Afrique : http://www.festivalnuitsdafrique.com/

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Texte : Karine Tessier

MURAL_logo

Du 4 au 14 juin 2015, la Main vibrera au rythme de la troisième édition de MURAL. D’abord un festival d’art public, l’événement propose aussi des concerts, des films, des conférences, des expositions, du shopping et de la bouffe en plein air. Mais surtout, il permettra aux Montréalais d’assister à la naissance de 20 nouvelles murales créées par des artistes d’ici et d’ailleurs, ce qui portera à 50 le nombre d’œuvres peintes depuis 2013. Un parcours coloré de plus de deux kilomètres sur le boulevard St-Laurent, à admirer toute l’année durant. Voici les événements qui ont retenu notre attention dans la programmation festive de MURAL cette année.

 

Vendredi 5 juin – High Klassified et Da-P – APT. 200

On l’a déjà vu aux platines de l’Igloofest et du Piknic Electronik, et on en redemande. Le jeune D.J. et producteur High Klassified, originaire de Laval et maintenant de l’équipe Fool’s Gold, le label du Montréalais A-Trak, nous envoûtera avec ses rythmes hip-hop mélodiques.

 

Oeuvre du duo de muralistes Bicicleta Sem Freio, qui sera au festival MURAL cette année.

Oeuvre du duo de muralistes Bicicleta Sem Freio, qui sera au festival MURAL cette année.

Samedi 6 juin – BOI-1DA et MYFRIENDERIC – APT. 200

Le producteur de Toronto BOI-1DA a travaillé, entre autres, avec Drake, Eminem, Rick Ross, Childish Gambino, Nicki Minaj, Meek Mill, Lil’ Wayne et Big Sean. Juste ça! Le passage dans la métropole de ce lauréat de trois prix Grammy est à ne pas manquer.

Oeuvre de la muraliste Faith47, qui sera au festival MURAL cette année.

Oeuvre de la muraliste Faith47, qui sera au festival MURAL cette année.

Mercredi 10 juin – conférence de Martha Cooper – Cinéma Excentris

La photojournaliste américaine Martha Cooper a notamment travaillé pour le New York Post dans les années 1970. Pourquoi sa participation à MURAL? C’est que l’artiste est surtout connue pour avoir documenté la scène new-yorkaise du graffiti dans les décennies 1970 et 1980. Elle a d’ailleurs publié un bouquin sur le sujet avec Henry Chalfant, Subway Art, lancé en 1984, puis réédité en 2009. Un must pour votre table à café!

Vendredi 12 juin – Eden de Mia Hansen-Løve – Cinéma Excentris

Ce long métrage raconte les tribulations de deux D.J. en pleine période d’effervescence de la musique électronique française. Au menu : sexe, drogue et French Touch. Pour en savoir davantage, lisez notre critique du film sur le site du Cinéma Excentris.

Fool's_Gold

Dimanche 14 juin – Fool’s Gold Homecoming, avec A-Trak, Rome Fortune, STWO, Post Malone, Shash’U, Nick Catchdubs, High Klassified, Simahlak, Nick Luxe

Champion de plusieurs compétitions internationales de platinisme, collaborateur de Kanye West sur ses premiers albums, le D.J. et producteur montréalais A-Trak est une star. Pour l’incontournable block party de MURAL, il s’amène avec la famille Fool’s Gold, l’étiquette qu’il a lancée.

 

On a aussi hâte de bouger sur le hip-hop lourd de l’Américain Rome Fortune, qui mêle beats classiques, trap et électro.

Et on n’oublie pas le groovy Montréalais Shash’U, avec ses sonorités hip-hop, funk et électro.

Oeuvre du duo de muralistes 2alas, qui sera au festival MURAL cette année.

Oeuvre du duo de muralistes 2alas, qui sera au festival MURAL cette année.

 

Le Market – parc du Portugal

Du shopping en plein air? On dit oui! Surtout que ce marché éphémère propose aux plus stylés des bijoux, vêtements et accessoires d’une vingtaine de griffes hyper branchées. Parmi nos marques favorites : les tissus à influence ouest-africaine de Clove Clothing, les broderies naïves de De l’île, les cotons ouatés déjantés de Pony, les délicates créations de This ilk, et les hoodies avec similicuir de Casablank.

Clove Clothing

Clove Clothing

De l'île

De l’île

Pony

Pony

This ilk

This ilk

Casablank

Casablank

Site Web officiel du festival MURAL : muralfestival.com

Texte : Véronique Bonacorsi

EspacePourLaVie

Proclamée année internationale de la lumière par l’UNESCO, 2015 sera aussi célébrée sous ce thème par Espace pour la vie grâce à sa nouvelle programmation.

Les équipes du Biodôme, de l’Insectarium, du Planétarium Rio Tinto Alcan et du Jardin botanique ont concocté des activités multidisciplinaires éclatantes permettant d’expérimenter la nature à travers la source même de sa vie. En explorant les variantes lumineuses que proposent les nouveautés, les visiteurs auront le privilège d’être aux premières loges de la synergie entre arts et sciences.

EspacePourLaVie_Insectarium_Lucioles

Cet été, à l’Insectarium, il sera possible de se glisser dans la peau d’une luciole, qui utilise de façon ludique sa lumière pour communiquer son désir de rencontre. Munis de divers objets et plongés dans un univers interactif, nous pourrons recréer le comportement de cet insecte luminescent et ainsi découvrir son mode de vie si poétique, mais fragile. À vos lucioles, présenté du 20 juin au 30 août, a été conçu par Étienne Paquette et Mathieu Le Sourd.

Photo : American Museum of Natural History.

Photo : American Museum of Natural History.

Photo: American Museum of Natural History.

Photo: American Museum of Natural History.

À l’opposé de ce qui est éclairé se trouve inévitablement un côté sombre. Avec les spectacles Dark Universe (dès le 7 juillet), en provenance du American Museum of Natural History, et Pluton : chronique d’une ex-planète (7 juillet au 8 novembre), le Planétarium se fixe la mission de nous faire voir l’infini invisible. La première présentation nous proposera un voyage intergalactique depuis l’événement du Big Bang, tandis que la deuxième nous rapportera des nouvelles de Pluton, depuis le premier survol de la sonde Horizons de la planète naine. De plus, en automne 2015, Aurorae célébrera les fascinantes aurores boréales.

Chloé Lacasse. Photo : Martin Tremblay.

Chloé Lacasse. Photo : Martin Tremblay.

Fanny Bloom. Photo : Christine Grosjean.

Fanny Bloom. Photo : Christine Grosjean.

Oliver Jones.

Oliver Jones.

« Des samedis et dimanches magiques ». C’est ce que nous réserve Charles-Mathieu Brunelle, le directeur d’Espace pour la vie, pour le Jardin botanique en 2015. Les cinq sens des promeneurs seront stimulés par les concerts inspirés dans la saulaie d’une multitude de musiciens, tels que Diane Tell, Florence K et Antoine Gratton. Et sur la grande scène, les projecteurs se tourneront vers les renommés Marc Hervieux (14 juin) et Oliver Jones (23 août). Un innovant parcours acoustique nous attend donc toutes les fins de semaine entre le 6 juin et le 30 août.

Outre les nouveautés, nous devons souligner le retour de quelques activités populaires. Du 20 juin au 7 septembre, le Biodôme offrira une deuxième chance de faire la connaissance avec sa bande de paresseux, qui a d’ailleurs connu la naissance d’un nouveau membre l’hiver dernier!

Les incontournables Jardins de lumière se déploieront une nouvelle fois lorsque la température recommencera à se rafraîchir et que les rayons du soleil se feront de plus en plus timides. Cette année, le mandat de concevoir le parcours nocturne du Jardin des Premières-Nations revient à Louis-Xavier Gagnon-Lebrun et Félix Dagenais, de ATOMIC3 inc. Le projet de ces derniers a été choisi grâce au premier concours en collaboration avec le Conseil des arts de Montréal.

Pour plus d’informations ou pour planifier votre visite, visitez le site Web officiel d’Espace pour la vie : espacepourlavie.ca

Texte : Karine Tessier

FreeSTockPhotoGlitterLoveFromGinger2013

Les disquaires, les librairies, les boutiques techno sont des passages obligés lorsque vient le temps de faire son shopping des Fêtes. On est sûr d’y dénicher de quoi plaire à notre famille ou nos amis. Voici quelques-uns des coups de cœur de Fragments Urbains, tous à moins de 100 $.

Photo : roxannelowit.tumblr.com

Photo : roxannelowit.tumblr.com

Livre Yves Saint Laurent de Roxanne Lowit

C’est en 1978 que la photographe new-yorkaise Roxanne Lowit rencontre pour la première fois le designer Yves Saint Laurent. Ils sont restés proches jusqu’à la mort du couturier, en 2008. Dans ce bouquin, Lowit nous propose, en plus de 200 clichés, les créations de YSL, les coulisses de ses défilés, ses muses et ses inspirations. Et c’est le compagnon et partenaire d’affaires de Saint Laurent, Pierre Bergé, qui signe la préface de cette publication. Superbe.

Photo : Hachette Book Group

Photo : Hachette Book Group

Livre Live From New York : The Complete Uncensored History of Saturday Night Live as Told by Its Stars, Writers and Guests de James Andrew Miller et Tom Shales

Publié pour la première fois à l’occasion du 30e anniversaire de cette émission de télévision culte, ce livre racontait les péripéties de ses stars, devant et derrière la caméra. Dix autres années sont passées depuis la parution. Les auteurs sont donc retournés au studio 8H pour recueillir d’autres confidences, et ainsi ajouter plus de 100 nouvelles pages à leur bouquin. Sans contredit un must pour les fans de ce show d’humour du samedi soir.

Photo : Warner Bros. Studios

Photo : Warner Bros. Studios

Coffret DVD The Exorcist : The Complete Anthology

Pour les amateurs d’horreur ou tout simplement les collectionneurs de classiques du septième art, voici la série complète de la franchise The Exorcist. D’abord, le premier film, réalisé par William Friedkin en 1973, en version originale et en version augmentée. Aussi, les deuxième et troisième films. Finalement, les deux antépisodes, dirigés par deux cinéastes différents. De quoi donner des frissons pendant plusieurs heures!

Coque à iPhone Givenchy à imprimé Madonna

Vous avez autour de vous une amoureuse de la griffe Givenchy? Cet étui à téléphone intelligent fera palpiter son coeur. On y reconnaît la signature du directeur artistique de la maison, l’Italien Riccardo Tisci : le romantisme sombre, le noir, une touche métallique et les icônes religieuses. So chic!

Photo : Éditions Cardinal

Photo : Éditions Cardinal

Livre Quartier disparus de Catherine Charlebois et Paul-André Linteau

Pour vos proches férus d’histoire ou les Montréalais purs et durs, l’ouvrage de Catherine Charlebois et Paul-André Linteau est une valeur sûre. À l’intérieur, des témoignages et des photos d’archives, pour la plupart inédites, racontent trois quartiers de la métropole disparus : le Red Light, le Faubourg à m’lasse, ainsi que Goose Village. Précieux.

Coffret CD et DVD Live in Dublin de Leonard Cohen

Dance Me to the End of Love, Everybody Knows, Suzanne, Hallelujah, First We Take Manhattan… Elles y sont toutes. Cette captation du monstre sacré Leonard Cohen sur scène en septembre 2013, pendant sa tournée mondiale, est exceptionnelle. Offrir ou s’offrir ce coffret, voilà une merveilleuse façon de célébrer le 80e anniversaire de ce grand, très grand poète montréalais.

Photo : Rifle Paper Co.

Photo : Rifle Paper Co.

Carnets Rifle Paper Co.

On a beau collectionner les appareils à la fine pointe de la technologie, reste que les carnets et bloc-notes sont toujours pratiques et possèdent un charme indéniable. Ceux-ci ne font pas exception! Délicate et féminine, la papeterie Rifle Paper Co. est disponible dans plusieurs points de vente et sur son site Web.

Photo : Guides Ulysse

Photo : Guides Ulysse

Livre Le Tour du monde à Montréal de Linda Aïnouche

Pourquoi ne pas jouer au touriste dans sa propre ville? C’est ce que nous propose l’auteure de ce bouquin, publié aux réputées éditions Guides Ulysse. Linda Aïnouche nous emmène faire avec elle le tour des insitutions culturelles, lieux de culte, restaurants, épiceries, boutiques et autres lieux de sorties d’une soixantaine de communautés culturelles vivant sur l’île de Montréal. S’ajoutent à tout ça les impressions et bonnes adresses de Boucar Diouf, Kim Thuy, François Bugingo ou Marco Calliari. Une jolie façon de redécouvrir sa ville et de profiter au maximum de sa richesse culturelle.

Photo : SODEP

Photo : SODEP

Abonnement au magazine Art Le Sabord

Cette revue publiée à Trois-Rivières depuis 1983 offre à ses lecteurs des créations littéraires et visuelles, surtout de la poésie et de l’art contemporain. Pour chaque parution, des écrivains francophones et des artistes de partout sur le globe se réunissent autour d’un thème : le renoncement, la transmission, les cinq sens… Une très chouette découverte à faire. Pour s’abonner, on visite le site de la Société de développement des périodiques culturels québécois.

Photo : shop.garancedore.fr

Photo : shop.garancedore.fr

Calendrier Garance Doré 2015

Toute fashionista qui se respecte connaît la blogueuse, photographe et illustratrice Garance Doré. Pour accompagner les modeuses et les inspirer tout au long de 2015, voici un calendrier tout aussi charmant qu’élégant, dans lequel sont rassemblés certains des plus beaux croquis publiés sur le site Internet de la it girl française. Disponible dans la boutique en ligne de Garance Doré.

Photo : Abrams Books

Photo : Abrams Books

Cahier à colorier Bun B’s Rap Coloring and Activity Book de Shea Serrano et Bun B

Un cadeau parfait pour les… grands enfants fans de hip-hop. Des mots mystères, des dessins à colorier, des labyrinthes, des jeux de mots, tout ça mettant en vedette des stars de la musique urbaine, de Drake à Questlove, en passant par LL Cool J et Ice-T. Jouissif.

Photo : iStore

Photo : iStore

Housse à iPad Anchor de Herschel

On aime à la folie les collections de cette compagnie canadienne, composées d’items durables à imprimés de pois, de camouflage ou de petits chevaux. Cette housse rembourrée protégera votre tablette électronique, en plus de vous donner un look d’enfer. Disponible à la boutique iStore et sur son site Web.

Photo : iStore

Photo : iStore

Clé USB Despicable Me

Il y a des semaines où on aimerait bien avoir à notre disposition une armée de Minions pour arriver à terminer notre to-do list. Pour ça, on ne peut pas vous aider. Par contre, vous pourrez avoir avec vous en tout temps vos documents importants grâce à cette trop mignonne clé USB à l’effigie des petits bonhommes jaunes des films Despicable Me. Disponible à la boutique iStore et sur son site Web.

Photo : Éditions Somme Toute

Photo : Éditions Somme Toute

Livre 40 ans de vues rêvées : L’imaginaire des cinéastes québécoises depuis 1972, collectif

La vie rêvée de Mireille Dansereau, sorti en salles en 1972, est le premier long métrage de fiction réalisé par une Québécoise. De nos jours, elles sont plus d’une soixantaine à nous faire rêver, pleurer, rire et réfléchir avec leurs oeuvres. Un collectif a eu l’idée d’offrir aux cinéphiles ce livre, composé d’une succession de rencontres avec les cinéastes québécoises, question d’en apprendre plus sur leur parcours, leurs sources d’inspiration et les thèmes qu’elles abordent dans leurs vues. Un recueil touchant et qui pousse à l’action.

Texte : Karine Tessier

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Pour vos petits trésors, voici des présents qu’on trouve franchement craquants. Des trouvailles qui feront de vous un adulte très, très cool, toutes à moins de 100 $.

Photo : Des Enfantillages

Photo : Des Enfantillages

Jeu de mémoire Des Enfantillages

Un gros, gros coup de coeur. Les pièces en bois, fabriquées et peintes à la main à Montréal, représentent des personnages à la bouille sympathique qu’il faut associer. Un jouet durable, d’une belle qualité, créé par des artistes de chez nous. Disponible dans la boutique en ligne Des Enfantillages.

Photo : Bellemine

Photo : Bellemine

Pièces thermocollantes Bellemine

Pour donner un peu de personnalité aux vêtements des enfants (ou camoufler taches et déchirures), ces items sont la solution idéale! Fabriquées à Montréal, les pièces sont tellement mignonnes qu’on a aussi envie d’en appliquer sur notre garde-robe! Et… pourquoi pas? Disponibles dans plusieurs points de vente et sur le site de Bellemine.

Photo : Joe Fresh

Photo : Joe Fresh

Tuque pingouin pour bébé Joe Fresh

Ce petit bonnet chiné à tête de pingouin, doublé en molleton, est à la fois super chaud et adorable. Comme le reste de la collection Joe Fresh, il est aussi vraiment pas cher! Disponible dans les points de vente et sur le site de Joe Fresh.

Photo : Yoga Monde

Photo : Yoga Monde

CD Relaxations pour enfants guidées par Nicole Bordeleau

Voilà un présent aussi charmant que pratique pour les parents! La réputation de Nicole Bordeleau n’est plus à faire en matière de yoga et de méditation. Sur cet album, elle présente aux enfants de deux à 10 ans de petits contes musicaux, qui ont pour but de favoriser la détente et le sommeil, mais aussi d’apaiser la peur et l’agressivité, de soulager la douleur physique, et d’augmenter la concentration. En vous procurant le disque, vous faites une pierre deux coups puisque 1 $ sera versé à la Fondation Charles-Bruneau. Une petite attention qui fait beaucoup de bien. Disponible dans les magasins de disques et librairies, ainsi que dans la boutique en ligne de Yoga Monde.

Photo : Joe Fresh

Photo : Joe Fresh

Chemise de nuit pour petite fille Joe Fresh

Ce vêtement de nuit en molleton à l’imprimé noir et néon ravira les fillettes coquettes. Et son petit prix vous séduira aussi! Disponible dans les points de vente et sur le site de Joe Fresh.

Photo : La Baie d'Hudson

Photo : La Baie d’Hudson

Cardigan pour bébé La Baie d’Hudson

Un de nos items favoris dans la vaste et très prisée Collection HBC, aux rayures multicolores classiques. Maintenant, essayez de ne pas acheter également la version pour adulte pour vous. Disponible dans les magasins et la boutique en ligne La Baie d’Hudson.

Photo : Globe-Trotteurs Juniors

Photo : Globe-Trotteurs Juniors

Abonnement à Globe-Trotteurs Juniors

Pour les futurs voyageurs, c’est le cadeau idéal. Chaque coffret contient un passeport, des autocollants, un cahier thématique, des cartes postales, des lettres et une surprise. Vous avez le choix d’offrir un abonnement de un, trois ou cinq pays. Aussi ludique qu’enrichissant. Costa Rica, Bahamas, Kenya, Indonésie, France… par quelle destination commencerez-vous? Disponible sur le site de Globe-Trotteurs Juniors.

Photo : Electrik Kidz

Photo : Electrik Kidz

Pyjama pour bébé et enfant Passe-Partout Electrik Kidz

Ces versions miniatures des célèbres tenues de Passe-Montagne, Passe-Carreau et Passe-Partout attendriront à coup sûr les cœurs des parents trentenaires. Fabriqués au Québec, dans du coton bio et imprimés avec de l’encre à base d’eau, ces pyjamas représentent également un choix éthique. Une raison de plus pour succomber. Disponibles dans les points de vente et sur le site d’Electrik Kidz.

Photo : Gamine & Cie

Photo : Gamine & Cie

Poupée Gamine & Cie

Toute douce, Mirlou est une poupée de chiffon fabriquée avec amour par la Québécoise Catherine Gingras et elle réconfortera les enfants. Sachez qu’elle a de nombreux frères et sœurs. En effet, sur le site de la griffe, on y déniche des dizaines de personnages de tissu tous plus mignons les uns que les autres: des garçons, des filles, des plus bronzés et d’autres au teint de lait. Disponibles dans les points de vente et sur le site de Gamine & Cie.

Texte : Karine Tessier

Expo_Musique_McCord_Affiche

Des chansons d’amour, de contestation, de célébration, d’affirmation. Des mélodies folk, hip-hop, rock, disco, yéyé, d’ici ou d’ailleurs. Et, à travers ces mots et ces notes, l’histoire de la Belle Province, des années 1960 à aujourd’hui. C’est ce que nous propose le Musée McCord avec son exposition Musique – Le Québec de Charlebois à Arcade Fire, présentée jusqu’au 13 octobre 2014. L’occasion toute indiquée pour replonger dans ses souvenirs ou découvrir les rythmes qui ont enchanté les générations qui nous ont précédés. Voici, en 5 mots clés, le compte rendu de notre visite.

Audioguide. Un must! Tout en admirant pochettes de disque et instruments, vous pourrez écouter une centaine de pièces sous forme d’extraits ou en version intégrale. Vous n’êtes toujours pas rassasié à votre sortie? Procurez-vous la compilation exclusive au musée, en vente à la boutique.

Photo : Marylin Aitken, Musée McCord

Photo : Marylin Aitken, Musée McCord.

Robe signée Rudi Gernreich, vers 1969. Photo : Musée McCord.

Légèreté. À l’entrée de l’exposition, on est accueilli par les couleurs vives et les tubes pétillants de l’époque yéyé. Décennie de folie et de démesure, les années 1960 verront également la naissance du star system. Et si les minijupes des groupies raccourcissent à vue d’œil, les lecteurs de musique, eux, deviennent portatifs. Un premier pas vers le baladeur et le lecteur MP3.

Tourne-disque portatif, vers 1970. Photo : Musée McCord.

Tourne-disque portatif, vers 1970. Photo : Musée McCord.

Engagement. De la Révolution tranquille au Printemps érable, nombreux ont été les musiciens d’ici à entonner des chants engagés. Ils le font pour revendiquer de meilleures conditions de vie, contester des décisions politiques ou partager une quête identitaire. Comme l’a affirmé Robert Charlebois, lors de sa visite au Musée McCord en juillet dernier, « si l’on veut en savoir plus sur l’histoire d’un peuple ou d’une nation, on en apprend plus à travers les chansons que par tous les discours politiques mis bout à bout. »

Manuscrit Les Géants, de Loco Locass, 2003. Photo : Musée McCord.

Manuscrit Les Géants, de Loco Locass, 2003. Photo : Musée McCord.

Manuscrit. Parmi les 200 objets que contiennent les salles de l’exposition, quelques pages très spéciales. Sur le papier, sont couchés les mots de l’émouvante « Gens du pays », écrite par Gilles Vigneault quelques semaines à peine avant la Fête nationale de 1975. Un des coups de cœur des deux porte-parole de l’événement, Sébastien Desrosiers et Mouffe.

Guitare de Richard Séguin, vers 1980. Photo : Musée McCord.

Guitare de Richard Séguin, vers 1980. Photo : Musée McCord.

Photo : Marylin Aitken, Musée McCord.

Photo : Marylin Aitken, Musée McCord.

Créativité. L’imagination débordante des artistes québécois s’exprime tout autant dans leurs tenues de scène et la conception de leurs spectacles. Les fashionistas d’hier et d’aujourd’hui frissonnent devant les créations sculpturales de Michel Robidas pour la diva Diane Dufresne et les vêtements griffés portés par Céline Dion partout sur le globe.

Costume de scène de Rufus Wainwright, signé ZALDY, 2010. Photo : Musée McCord.

Costume de scène de Rufus Wainwright, signé ZALDY, 2010. Photo : Musée McCord.

Robe de Céline Dion, signée Versace, vers 2008. Styliste : Annie Horth. Photo : Musée McCord.

Robe de Céline Dion, signée Versace, vers 2008. Styliste : Annie Horth. Photo : Musée McCord.

Et la mise en scène des spectacles en met plein la vue aux fans venus applaudir leurs idoles. Certaines performances sont restées gravées dans les mémoires. On pense à L’Osstidcho en 1968, qui mettait notamment en vedette Mouffe. À 1 fois 5 qui, lors de la Fête nationale de 1976, a réuni sur les plaines d’Abraham, puis sur le mont Royal les Charlebois, Vigneault, Léveillée, Deschamps et Ferland. Et, plus récemment, au duo enflammé composé des légendes Oscar Peterson et Oliver Jones au Festival international de jazz de Montréal en 2004.

Lunettes de Dédé Fortin, vers 1995. Photo : Musée McCord.

Lunettes de Dédé Fortin, vers 1995. Photo : Musée McCord.

Ils ont dit…

« Le passé n’a pas été oublié. Mais l’histoire est formatée. On doit prendre du recul, digérer les manifestations culturelles des 20 ou 30 dernières années, poser un nouveau regard sur les œuvres. Et revaloriser notre patrimoine. »

-Sébastien Desrosiers, historien de l’art et animateur à CIBL, membre du comité consultatif et coporte-parole de l’exposition.

« Nous avons un devoir de transmission face aux jeunes. Quand j’ai commencé dans le métier, personne ne m’a dit quoi faire. Aujourd’hui, j’aide les jeunes artistes, pour qu’ils puissent en quelque sorte gagner du temps. Être une marraine, c’est ma vocation. »

-Mouffe, comédienne, chanteuse, auteure et metteure en scène, membre du comité consultatif et coporte-parole de l’exposition.

Site Web officiel du Musée McCord : http://www.mccord-museum.qc.ca/

Texte : Adyt

Photo: MEG

Photo: MEG

C’est reparti pour une 16e édition du Montreal Electronique Groove (MEG), festival qui s’étale sur deux fins de semaine, du 24 juillet au 2 août, et qui permet de découvrir une belle brochette d’artistes électro, hip-hop, pop ou rock, d’ici et d’ailleurs.

Le MEG, qui a été créé en 1999, continue année après année à nous faire découvrir la relève dans plusieurs styles musicaux, tout en étant un point de rencontre pour les gens de l’industrie et une vitrine pour la scène urbaine montréalaise, en collaborant avec Osheaga et Piknic Électronik. Adeptes du FOMO (Fear Of Missing Out), n’ayez crainte! Voici nos suggestions :

Pif Paf Hangover, le 24 juillet au Divan Orange

Groupe formé en 2009, Pif Paf Hangover a sorti son premier album Curry Love en mars dernier, disque indie pop/rock/électro (imaginez donc!). Ce quatuor − Manu (synthé et voix), Frank (batterie), Maxo (guitare et voix), ainsi que Gab (basse et voix) – est un habitué de la scène. Avec leur premier EP, ils ont écumé les festivals : OUMF, Artefact, M pour Montréal… Vous pourrez les voir au Divan Orange avec L’Indice et Navet Confit.

 

The Posterz, le 24 juillet à La Sala Rossa

Phénomène hip-hop montréalais qui dépasse de plus en plus les frontières de la Belle Province, The Posterz nous a régalés avec son premier EP Starship & Dark Tints, en téléchargement gratuit, en octobre 2013. Offrant un mélange de trap et d’EDM (Electronic Dance Music), ce trio montréalais qui spit en anglais est souvent comparé à The Underachievers. Leur mixtape sera réédité fin juillet dans une version augmentée. Ils ont récemment sorti un vidéoclip pour accompagner le très bon morceau « All I Know ». Vous pourrez les voir à La Sala Rossa avec Les Anticipateurs et le beatmaker J.u.D..

 

Mozart’s Sister, le 25 juillet à La Sala Rossa

C’est la Montréalaise Caila Thompson-Hannant qui se cache derrière le moniker Mozart’s Sister, objet musical difficilement étiquetable. La chanteuse et musicienne se classe dans un nouveau genre, la dirt pop. On retrouve dans sa musique de la pop et de la house, qui accompagne des textes sombres. Après deux EP, Dear Fear et Hello, qui ont connu un succès certain, Mozart’s Sister s’apprête à sortir son premier album. Being, qu’elle a entièrement produit seule (composition, arrangements et enregistrement), sortira en août sur le label Asthmatic Kitty Records. Le premier extrait « Enjoy » est sorti en mai. Vous pourrez la voir à La Sala Rossa avec FOXTROTT et Propofol.

 

Soirée Soulection, le 25 juillet au Belmont

Soulection a été fondé en 2011 par Joe Kay, Guillaume Bonte et Andre Powers. Basé à Los Angeles, ce projet multiforme est à la fois une étiquette de disques, un collectif d’artistes (15 beatmakers et près d’une dizaine de D.J.) et une émission de radio. On retrouve sur le label deux artistes montréalais, Da-P et Modlee & Vlooper. Vous entendrez plusieurs membres du collectif sur les White Labels Series, quatre tracks gratuites d’un des artistes de la maison. Vous pourrez aussi les découvrir au Belmont avec les beatmakers Sango et Da-P, ainsi que les D.J. Andre Power et Eden Hagos.

 

Suuns, le 26 juillet à la SAT

Ce groupe montréalais a beaucoup fait parler de lui en 2013. Son album Images du Futur, sorti au Canada sur le label montréalais Secret City Records, était sur toutes les lèvres et dans tous les écouteurs. Le morceau « 2020 » s’est même retrouvé sur la bande originale du film Only God Forgives de Nicolas Winding Refn. Ce second effort, réalisé par Jace Lasek des Besnard Lakes, offre un mélange élégant de rock, de post-punk et de rock psychédélique. En live, le quatuor nous emmène dans une atmosphère oppressante et sensuelle. Vous pourrez les voir à la SAT avec deux autres groupes de Montréal, Seoul et Technical Kidman, qui vient de sortir un nouvel EP.

DANGER, le 1er août au Belmont

Derrière cet alias, se cache Franck Rivoire, musicien, D.J. et graphiste/designer. Représentant la nouvelle vague de la French Touch, DANGER est un serial remixer (Estelle, Midnight Juggernauts, La Roux). Il a sa propre étiquette de disques, 1789, et un autre projet, SUNSET. Ambiance assurée, puisque ses performances sont toujours agrémentées de visuel. Vous pourrez le voir au Belmont entouré de quatre Canadiens : Das Mörtal, Omni, Pomo et Mr. Nokturn.

 

Acid Arab, le 2 août à la Place des Festivals (gratuit)

Guido Minisky et Hervé Carvalho, le duo derrière Acid Arab, avait pour ambition de faire un mariage improbable de musiques à la marge, l’acid house aux États-Unis et la musique orientale en Europe. Pari réussi, avec cette musique qui vous fera nécessairement vous déhancher. Ils ont d’ailleurs fait appel à une quinzaine de producteurs pour réaliser Acid Arab Collections. Vous avez deux chances de les voir en live : sur la Place des Festivals ou encore sur le MEG Boat, pour une croisière endiablée.

 

Site Web officiel du MEG : http://www.megmontreal.com/fr/

Texte : Karine Tessier

Photo: Nuits d'Afrique

Photo: Nuits d’Afrique

Depuis une semaine, Montréal vibre au rythme du Festival international Nuits d’Afrique. À l’occasion de cette 28e édition, plus de 600 artistes venus de 35 pays sont en ville pour divertir petits et grands.

Toujours très populaire, le Village des Nuits d’Afrique s’installera au Quartier des spectacles pour cinq jours d’activités gratuites, du 16 au 20 juillet 2014. Parmi les nombreuses prestations offertes, voici celles que Fragments Urbains vous suggère d’inscrire à votre agenda.

Les Lions noirs – 16 juillet à 14:25

Ce groupe, formé l’an dernier, fait partie des Étoiles du Métro, un programme lancé en 2012 par la Société de transport de Montréal. D’origines multiples, les membres de la formation proposent des mélodies atmosphériques, ponctuées de percussions, dans un style qu’ils ont baptisé international groove. À découvrir à Nuits d’Afrique… avant de les recroiser dans une station de métro pendant votre trajet quotidien vers le bureau.

 

Féfé – 16 juillet à 20:05

Quelques jours après avoir mis le feu au Cabaret du Mile-End, le Coup de cœur de cette édition de Nuits d’Afrique remet ça à l’extérieur. Ex-membre de la formation hip-hop Saïan Supa Crew, ce Nigérian issu de la banlieue parisienne évolue en solo depuis 2009. Mais plusieurs l’ont découvert l’année suivante, alors qu’il a interprété en duo avec le rappeur K’Naan la version française de Wavin’ Flag, l’hymne officiel de la Coupe du monde de soccer 2010. Irrésistibles, les compositions de Féfé flirtent avec le hip-hop, la soul, le reggae, la chanson française et les rythmes africains, le tout assaisonné de quelques solos de guitare décoiffants. Cramponnez-vous, ça risque d’exploser.

Sierra Leone’s Refugee All Stars – 16 juillet à 21:30

L’histoire du groupe à elle seule mérite qu’on s’y attarde. À la fin des années 1990, le Sierra Leone est déchiré par une guerre civile qui dure depuis une décennie. Dans un camp de réfugiés, des musiciens se réunissent et jouent pour apaiser la souffrance de leurs compagnons d’infortune. Aidée par le Centre d’étude et de coopération internationale, une ONG canadienne, la formation lance un premier album en 2006. Sur des mélodies traditionnelles, auxquelles se mêlent jazz et reggae, les Refugee All Stars chantent l’espoir et la paix.

British Dependency – 17 juillet à 20:05

Originaire d’Anguilla, le trio propose un reggae teinté de soca, de zouk et de calypso. Créé en 2010, c’est trois ans plus tard qu’il se fait remarquer à l’international. Après avoir enregistré un troisième album à Kingston en Jamaïque, les membres de British Dependency sont partis en tournée aux États-Unis, invités par les célèbres Wailers, puis au Canada. Difficile de ne pas se laisser envoûter par les compositions sensuelles de ces Caribéens.

HK et les Saltimbanks – 18 juillet à 21:30

Vous avez sûrement déjà entendu le morceau « On lâche rien ». Chanson-thème du candidat d’extrême-gauche Jean-Luc Mélenchon lors des présidentielles françaises en 2012, c’était aussi l’une des favorites des manifestants du Printemps Érable chez nous. La musique de HK et les Saltimbanks, qui plaira assurément aux fans de Zebda, allie chanson française, sonorités maghrébines, hip-hop, reggae et rock. Sur scène, les artistes livrent leurs textes revendicateurs dans une ambiance festive. Fait inusité : sur leur dernier album, lancé en 2012, on trouvait une version reggae… d’« Amsterdam » de Jacques Brel. Pas banal.

Tabou Combo – 20 juillet 21:30

Demandez à vos amis antillais, ils insisteront pour que vous assistiez à la prestation de ces ambassadeurs du kompa. Fondé à Pétionville en 1968, le groupe remporte l’année suivante un concours à la télévision haïtienne. En peu de temps, la formation devient l’une des plus célèbres du pays. Après un hiatus de quelques années, en raison de l’exil de certains membres, Tabou Combo reprend du service en 1971. Depuis, ces légendes enchaînent les albums et les tournées, qui les mènent de Miami au Japon, en passant par la France.

Site Web officiel du Festival international Nuits d’Afrique : http://www.festivalnuitsdafrique.com/

CRITIQUE DE MA VIE RÉELLE DE MAGNUS ISACSSON

Texte : Karine Tessier

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Ma vie réelle est en quelque sorte le testament sur grand écran de Magnus Isacsson. Le regretté documentariste, décédé en août 2012 des suites d’un cancer, a eu une carrière jalonnée d’œuvres à caractère social ou politique, toujours réalisées avec une grande sensibilité et un profond respect de la différence. Mais à ceux qui le qualifiaient de cinéaste engagé, Isacsson répondait qu’il documentait plutôt « ce que font les gens engagés ».

En 2008, lorsque des émeutes éclatent à Montréal-Nord à la suite de la mort de Freddy Villanueva, un jeune de 18 ans abattu par la police dans un parc, le réalisateur s’interroge sur la réalité dans ce quartier, l’un des plus multiethniques de la métropole. Il choisit d’y consacrer un film, pour montrer que la vie dans ce coin de la ville ne se résume pas à des épisodes de violence et des voitures incendiées.

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Magnus Isacsson

Pendant 18 mois, Magnus Isacsson suit Michael, Mikerson, Alexandre et Danny, âgés entre 17 et 22 ans, et met brillamment en images leurs douleurs et leurs tourments. Certains ont été délaissés par leurs parents ; d’autres ont décroché de l’école, où ils étaient victimes d’intimidation.

Devant leurs problèmes de famille, de justice, de pauvreté, de drogue, une arme : le rap. Une musique revendicatrice, contestataire, et toujours sincère. C’est à travers elle que ces jeunes cœurs à vif extériorisent leurs peurs et leurs démons, dévoilent parfois leurs idées suicidaires. Mais c’est également elle qui les aide à continuer.

Au fil des semaines, les quatre jeunes évoluent, se découvrent des passions et gagnent en maturité. Et, quelquefois, ils trébuchent pour mieux reprendre leur élan. Difficile de rester insensible devant les yeux brillants de fierté de ces rappeurs lorsque ceux-ci entendent pour la toute première fois leur poésie mise en musique par leur professeur, mentor et confident Don Karnage. Dans un petit studio du nord de Montréal, ces artistes au talent brut ont trouvé un allié.

On ne peut qu’être admiratif du boulot accompli par l’auteur de Ma vie réelle. Parce qu’on le sent bien, les protagonistes du film ont été échaudés par une couverture médiatique qui, souvent, les stigmatise. Mais, après quelques mois de tournage, ils ont commencé à s’ouvrir à Isacsson et à son équipe. En résulte des entretiens honnêtes, bouleversants, qui laissent entrevoir toute l’affection qu’éprouve le documentariste pour ses sujets.

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De gauche à droite : Michael, Danny, Alexandre et Mikerson.

Pour faire écho aux propos sans compromis de Michael, Mikerson, Alexandre et Danny, les images d’une beauté crue du directeur photo Martin Duckworth, un fidèle collaborateur d’Isacsson. Des petits appartements modestes au bitume usé des rues de Montréal-Nord, Ma vie réelle dévoile tout le charme imparfait d’un quartier bouillonnant, où l’esprit communautaire et la solidarité sont une question de survie.

Dans cette dernière œuvre d’un pionnier du documentaire canadien, jamais on ne sous-estime ou banalise les problèmes sociaux et économiques qui pullulent dans ce quartier de la métropole. Mais on y souligne également l’espoir et les rêves de toute une génération. On y fait le portrait de quatre jeunes attachants, pour qui l’art est l’ultime moyen d’expression et de revendication. Et ce, sans aucune fausse note.

Ma vie réelle de Magnus Isacsson est disponible en DVD depuis le 17 septembre dernier.

Pour télécharger la chanson du film, interprétée par Mikerson : http://www.maviereelle.com/Musique-Music

Site Web officiel du film : http://www.maviereelle.com/