
La diversité est encore une fois à l’honneur, pour cette 35e saison de La Chapelle. Fidèle à son habitude, l’équipe de cette salle de la rue Saint-Dominique, à Montréal, a bricolé pour le public une programmation multidisciplinaire, pancanadienne, intergénérationnelle et interculturelle. Danse, théâtre, musique, cirque, arts visuels seront à l’honneur et permettront aux artistes de réfléchir à des enjeux sociaux, tels l’immigration, l’environnement, la violence et les troubles de santé mentale. Regard sur les incontournables d’une saison pleine de découvertes.
Mon serviteur
En ouverture, La Chapelle propose Mon serviteur, écrite et interprétée par Antoine Charbonneau-Demers, dont les romans crus bouleversent et bousculent. Coprésenté par le Festival international de la littérature, ce thriller psychologique est le récit d’un jeune homme qui passe du rôle de soumis à celui de maître, dans un jeu troublant qui explore les notions de plaisir, de pouvoir, de manipulation et d’émancipation. Tout comme les bouquins signés par Charbonneau-Demers, ce spectacle risque d’émouvoir, de captiver et, surtout, de ne laisser personne indifférent.
Aussi à La Chapelle, cette saison…
Louise Bédard, une figure incontournable de la danse au Québec, nous reviendra avec une proposition irrésistible : 17 solos répartis sur trois représentations, sous le titre Sans collier. Physiographie d’existences. La chorégraphe et danseuse, avec ses créations, donne à voir les multiples facettes et incarnations de la femme. Ce nouveau spectacle marque les 35 ans de la compagnie fondée par Bédard, lauréate du Prix de la danse de Montréal – catégorie interprète en 2018.
Formé d’abord comme acrobate, l’artiste multidisciplinaire Sebastian Kann montrera toute l’étendue de son talent dans Topical Dance, accompagné en direct sur scène par la musicienne Simone Provencher. Cette nouvelle pièce tissera des liens entre le geste de danser sur les planches et la prise de parole publique.
Autre chorégraphe et interprète d’exception, Manuel Roque nous offrira, avec Le vent se lève, un spectacle lumineux et libérateur, dans lequel on se demandera : comment retrouver un sens de l’orientation dans un monde de plus en plus chaotique? Celui qui a collaboré, entre autres, avec Marie Chouinard, Sylvain Émard et Paul André Fortier poursuit donc son parcours en solo, qui s’intéresse à la condition humaine, toujours dans une approche bienveillante.
Une écrivaine est victime d’une crise de panique, le jour de ses 30 ans. Voici la prémisse de Still Life, qui braque les projecteurs sur la culture de la performance et le pouvoir guérisseur de l’art, avec un angle résolument féministe. Le texte est signé Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent, deux artistes dont le talent d’interprètes et de dramaturges est indéniable et on ne peut plus pertinent.
Mystic-Métallic racontera le territoire abitibien ravagé par l’industrie minière et les soulèvements populaires qui revendiquent sa protection. Un cri du cœur avec, comme armes, la danse et la musique métal. Une cocréation signée Audrée Juteau, N. Zoey Gauld et Catherine Lavoie-Marcus.
L’interprète Chi Long explorera les thèmes de l’identité en contexte migratoire, des souvenirs et du rapport au territoire dans She and the other(s). Ce solo de la chorégraphe Élodie Lombardo est une autofiction mêlant époques et personnages qui, malgré l’intensité du propos, est empreinte de fraîcheur. Une coprésentation du Festival Phénomena.
Les productions de la troupe Ballet Opéra Pantomime sont toujours étonnantes. Cette fois, la compagnie s’adressera à un public de tous âges avec Contes d’hiver, une œuvre de théâtre et de musique qui mettra en vedette l’imaginaire des enfants. Trois jeunes de l’école primaire Le Plateau seront réunis sur scène avec le comédien Yves Jacques et des musiciens, dans une création qui rappellera l’esprit des cultissimes Contes pour tous.
Pour toutes les infos sur ces spectacles, ainsi que sur le reste de la programmation, c’est ici.




Laisser un commentaire